3 belles raisons de s'envoler pour Lanzarote

Il y a son paysage brut à couper le souffle, son climat de soleil et de vent, sa culture omniprésente... Dans l’archipel des Canaries, une île unique, volcanique, magique.

PAR Isabelle Plumhans. Photos Servan Ilyne. |

1. C’est l’été indien toute l’année et les paysages sont dingues

Lanzarote, île de l’archipel des Canaries battue par les vents, est baignée de soleil douze mois sur douze : température de 22 à 26º toute l’année, eaux (limpides) à l’identique. Il n’existe donc pas de bonne ou de mauvaise période pour y aller. La douceur du climat en fait un must pour les familles – à condition d’emporter un pot de crème solaire XXL : le vent empêche de sentir combien le soleil donne. Beaucoup. Autre atout de l’île: sa beauté sauvage et unique due à son caractère volcanique. Palette d’horizons riches et étranges, on se croirait sur une autre planète. – Le spot pour bronzer. La plage de Papagayo, dans le sud de l’île: criques, sable blond et eau turquoise. On y arrive par un long chemin accidenté.

2. Sa cuisine est divine

Et vraiment pas chère. Poissons et fruits de mer sont les stars de l’assiette, grillés quelques heures après la pêche et servis avec deux mojos (sauce). Une rouge à base de piment, cumin, huile et vinaigre. Une verte avec persil, ail, cumin et coriandre. L’état de feu de votre bouche après dégustation de la première varie selon les établissements... Autre spécialité locale: les papas, petites pommes de terre en robe des champs. Puis il y a le vin. Sa culture est particulière : sol de poudre volcanique et pieds de vigne entourés de murets de lave pour protéger du vent, ainsi sont les vignobles, dans la région de la Geria.

3. La culture y est sport national

Grâce au génie d’un homme visionnaire, esthète et poète du quotidien, Cesar Manrique. Artiste et architecte, après une carrière à Madrid et à New York, il revient à Lanzarote, “son” île. Alors que l’Espagne et les Canaries commencent à subir le tourisme de masse qui les défigure architecturalement, Manrique, engagé et activiste, imposera des normes esthétiques à l’île, ainsi qu’une dynamique combinant nature et culture, la première mise en valeur par la seconde. Résultat, l’île est un musée à ciel ouvert, accessible et esthétiquement sublime. Aujourd’hui, toutes les constructions traditionnelles sont basses, blanches, volets bleus ou verts. Et partout, des architectures spectaculaires, signées de l’artiste, conjuguent esthétique seventies, utilisation et mise en valeur du caractère volcanique des lieux et panoramas merveilleux.

– Pour faire waouw. On se rend au Mirador del Rio, via une route somptueuse. La vue de son sommet, à 474 mètres d’altitude, est tout bonnement incroyable. Une cafétéria, allure pop seventies, orange et bois, permet d’y manger un sandwich, un œil sur l’horizon par la grande baie vitrée.

– Pour tutoyer (l’œuvre de) Manrique. On visite sa Fundaciòn et son Jameos del Agua. La première, ancienne villa de l’artiste, expose les oeuvres de Picasso, Mirò ou Manrique lui-même. Le second, lieu fou façonné à même la roche, abrite en son sous-sol lac naturel et piscine immaculée. Et amphi creusé dans la roche. Les couleurs et les lumières y sont sublimes. Des lieux comme des univers. Rares. Fundacion Cesar Manrique, C/Jorge Luis Borges, 16, Tahice. Jameos del Agua, Haria.

– Pour jouer à l’homme de l’Atlandide. Œuvre de l’artiste Jason deCaires Taylor et héritier de la philosophie des liens entre nature et culture, le Museo Atlantico a ouvert à Lanzarote l’an dernier. Sous l’eau, il propose de visiter (en plongée) les fonds marins en même temps que les œuvres contemporaines – souvent politiques – qui y sont exposées. Museo Atlantico, playa Blanca, http://www.cactlanzarote.com/fr/cact/musee-atlantique/