Faire du vélo aide à garder son système immunitaire jeune

Une étude britannique démontre que des cyclistes âgés de 75 ans, ayant fait du vélo pendant une grande partie de leur vie, avaient un profil immunitaire comparable à celui des personnes de 20 ans.

Par Tiffany Sales. Photo : Pxhere. |

On le sait. Pratiquer une activité physique régulière permet de conserver sa masse musculaire, son poids de forme, un bon taux de cholestérol et de testostérone pour les hommes. Mais une nouvelle étude britannique ­publiée dans la revue Aging Cell et relayée par Le Monde, démontre que le sport peut aussi préserver l’efficacité de son système immunitaire.

Pour parvenir à cette conclusion, les chercheurs ont étudié un groupe de 25 adultes, âgés de 55 à 79 ans (excluant les fumeurs, les gros buveurs et ceux souffrant d'hypertension ou d'autres problèmes de santé). Dont deux tiers étaient des hommes, ayant fait du vélo pendant une grande partie de leur vie et le pratiquant encore à raison de deux heures et demie par semaine. Ce groupe de cyclistes a ensuite été comparé à deux autres : un groupe d’adultes d’âge similaire et un de jeunes adultes (de 20 à 36 ans), en bonne santé mais non sportifs.

Résultats : les scientifiques ont constaté que les personnes âgées qui pratiquent régulièrement une activité physique présentent moins que les autres une atrophie naturelle du thymus liée à leur âge. Un organe, situé dans le thorax, juste sous le sternum et entre les poumons, qui contribue à la maturation des lymphocytes T., globules blancs essentiels aux défenses immunitaires.

Une protection supplémentaire

Enfin, la quantité de lymphocytes T. chez les personnes âgées se déplaçant à vélo au moins deux heures et demie par semaine s'est révélée supérieure aux personnes inactives du même âge. Selon les scientifiques, ces cyclistes ont un profil immunitaire comparable à celui des personnes de 20 ans. « Le système immunitaire s’affaiblit à partir de la vingtaine, ce qui explique ­pourquoi les personnes âgées sont plus sensibles aux maladies comme la polyarthrite rhumatoïde et, potentiellement, le cancer », explique le professeur ­Janet Lord, directrice de l’Institut de l’inflammation et du vieillissement de l’université de Birmingham (Grande-Bretagne), et coauteure de l’étude. « Cela signifie que ces cyclistes ont une protection supplémentaire contre tous ces problèmes. »

« Ces résultats montrent également que ce n'est pas parce qu'ils sont en bonne santé que les cyclistes font du sport, mais que c'est parce qu'ils ont fait de l'exercice une si grande partie de leur vie qu'ils sont en bonne santé », déclare Le professeur Stephen Harridge, directeur du Centre des sciences physiologiques humaines et aérospatiales du King's College de Londres, dans le communiqué.