Les objets imparfaits de Katrin Wouters et Karen Hendrix

Au coeur de leur magasin bruxellois ? Des objets et des bijoux chinés, puis démontés et ré-assemblés.

Par Marie Honnay. Photos D.R., Philip Jintes. |

Le duo anversois de créatrices a centré sa collection hiver 2017 sur l’idée de bijoux chinés, puis démontés et ré-assemblés.

Le résultat : une série de pièces à la fois contemporaines, graphiques et porteuses d’histoire. Katrin et Karen ont une affection toute particulière pour les objets imparfaits. Ceux qui semblent avoir été bricolés avec les moyens du bord. Le plus souvent, des pièces décorées de dessins naïfs qu’elles conservent dans leur studio ou qui servent de décor aux boutiques de la marque. Associés à leurs bijoux, ces objets – même lorsqu’ils n’ont aucune valeur – prennent une nouvelle dimension. C’est le cas d’une série de vases, tous de la même forme, chinés patiemment un par un et qui, un temps, ont habillé la vitrine de leur magasin bruxellois. Pour l’hiver prochain, les créatrices ont décliné cette idée de collection de deux manières différentes : au travers de bijoux en forme d’insectes rehaussés de pierres et de perles, mais aussi de pièces plus rebelles qui font écho aux bijoux créés par les punks sur base d’objets usuels (épingles de nourrice, porte-clés, fourchettes) trouvés dans la rue.

 

Leurs bonnes adresses de puces

  • Les Puces de Saint-Pholien, boulevard de la Constitution à Liège, tous les vendredis matins. Un mix de vintage et de bric-à-brac avec, parfois, de jolies trouvailles à la clé.
  • L’éternel Marché aux puces de Bruxelles, place du Jeu de Balle, tous les jours de l’année de 6 à 14 h. Pour chiner mais aussi pour flâner, grignoter ou boire un verre dans le quartier des Marolles.

www.wouters-hendrix.com