Manger un peu de fromage tous les jours serait excellent pour la santé

Selon une nouvelle étude publiée dans la revue European Journal of Nutrition, le fromage permettrait de diminuer les risques de développer une maladie cardiovasculaire, une des principales causes de décès.

Par Tiffany Sales. Photos : Pinterest, Pixabay. |

Trop gras, trop salé, trop puant, augmentant le taux de mauvais cholestérol… Le fromage a toujours eu bon dos. Et pourtant… Bien qu’il soit riche en nombreux acides gras saturés, qui ne sont pas forcément recommandés pour la santé, ce dernier possède aussi de nombreux nutriments bénéfiques qui pourraient sur le long terme, réduire les risques cardio-vasculaires.

C’est du moins ce que révèle une étude de l’Université de Suzhou en Chine, publiée dans l’European Journal of Nutrition. Pour mener à bien leurs travaux, les chercheurs chinois ont examiné pas moins de quinze études américaines et européennes, qui ont étudié les effets de la consommation de fromage sur plus de 200.000 personnes dont la majorité n’avait pas de maladies cardiovasculaires au début de l’étude. 

Et leur conclusion est sans appel : la consommation d’une petite quantité de fromage tous les jours diminuerait de 14% nos « chances » de développer une maladie coronarienne, de 18% la probabilité d’avoir une attaque cardiaque et de 10% celle d’être victime d’un accident vasculaire cérébral. 

La portion idéale serait de 40 grammes par jour. Elle permettrait d’augmenter le bon cholestérol dans le sang tout en diminuant le mauvais, grâce à la quantité importante de calcium contenue dans le fromage. 

Augmenter cette dose, de manière quotidienne, n’est pas conseillée (notamment à cause des acides gras saturés que contient le fromage), car les chercheurs ignorent encore comment cette consommation affecte le développement des maladies cardiovasculaires à long terme. A consommer avec modération donc. 

Longue vie aux cheese addicts ?

Une autre étude réalisée l’année dernière par Nature Médecine était arrivée aux mêmes conclusions. Cette dernière soulignait en effet que la spermidine, une enzyme présente dans les fromages d’un certain âge, pouvait réduire le risque d’hypertension artérielle et d’insuffisance cardiaque tout en améliorant la synthèse des protéines et de l’ADN. Elle serait également bénéfique aux membranes cellulaires et favoriserait la croissance des cheveux et des poils.