Pourquoi les rêves sont essentiels à votre bien-être ?

Selon un article publié par News Scientist, les rêves sont vitaux. Ils permettent entre autres de stimuler la pensée créative, la mémoire, l’apprentissage mais aussi de préserver une certaine santé mentale.

Par Tiffany Sales. Photo : Pxhere. |

Nous avons tendance à croire que le sommeil paradoxal n’est pas si important que cela. Et pourtant, des recherches récentes soulignent l’importance fondamentale des périodes de sommeil paradoxal et des rêves profonds. Des phases qui représentent en moyenne 20 % de votre sommeil et qui surgissent vers la fin de cycles qui durent en moyenne 1 h 30. Un article de News Scientist repéré par Konbini France est revenu sur cinq études majeures.

Ils consolident la mémoire

Le rêve joue un rôle essentiel dans la consolidation de la mémoire, tout du moins chez les souris. Des chercheurs de l’université de Montréal ont utilisé l’optogénétique, une technologie permettant de contrôler avec précision une population de neurones par un faisceau lumineux. « Nous avons choisi de cibler les neurones qui régulent l’activité de l’hippocampe, une structure connue comme le GPS du cerveau et essentiel dans la formation de la mémoire lors de la période d’éveil », explique Williams, l’un des auteurs de l’étude. En contrôlant cette partie de leur cerveau durant le sommeil paradoxal des souris, les chercheurs ont ainsi empêché l'oscillation des ondes thêta de leur hippocampe.

Résultat : les souris dont la nuit de sommeil a été « modifiée » avaient oublié ce qu’elles avaient appris la veille. « L’activité neuronale pendant cette phase de sommeil est donc essentielle pour consolider la mémoire », explique Richard Boyce, doctorant et auteur principal de l’étude.

Ils boostent la créativité

Le rêve booste la créativité. C’est du moins ce qu’il ressort d’une étude menée par des chercheurs de l'université de Californie qui ont soumis 77 volontaires âgés de 18 à 35 ans à deux sessions de tests évaluant la capacité à faire des associations (syntaxiques, sémantiques...) de mots. La première avait lieu le matin, la deuxième l’après-midi. Elles étaient soit entrecoupées d'un repos éveillé soit d'une sieste de 90 minutes. Résultat : ceux qui ont fait une sieste le matin - riche en sommeil paradoxal - ou une sieste d’au moins 90 minutes en première partie de journée ont obtenu de meilleurs résultats au test.

Ils portent conseil

Selon certains experts comme Robert Stickgold (Harvard Medical School), le cerveau fait plus que renforcer la mémoire durant la nuit: « Il essaie d'extraire de la signification dans le flot des données acquises », explique-t-il dans la revue Science. C'est d'ailleurs aussi cette propriété qui expliquerait l'adage selon lequel « la nuit porte conseil »: de nombreuses expériences ont en effet pu démontrer que des sujets ayant passé une partie de la nuit en sommeil paradoxal avaient trouvé au matin des solutions à des casse-tête qu'ils peinaient à résoudre la veille.

Ils sont thérapeutiques

Une étude menée par Rosalind Cartwright, une chercheuse de l’université de Chicago, démontre qu’il était bien plus facile pour des femmes divorcées, qui avaient incorporé fréquemment leur ex-conjoint dans leurs rêves, de traverser cette mauvaise passe, que pour celles qui n’avaient signalé aucun rêve. Le rêve viendrait dans ce sens remplir une fonction régulatrice, voire thérapeutique.

Ils jouent un effet pansement

Enfin, une étude menée par des chercheurs de l’université de Californie, indique que le temps consacré au rêve pendant le sommeil peut nous aider à surmonter les épreuves douloureuses. En effet, selon cette étude, le sommeil paradoxal serait étroitement lié à la régulation des émotions. Cette régulation permettrait de faciliter la consolidation de la mémoire émotionnelle, et paradoxalement diminuer le tonus émotionnel associé à cette mémoire. « Le sommeil paradoxal est comme un baume apaisant qui enlève les arêtes vives des expériences émotionnelles de la journée précédente », déclare Matthew Walker, professeur agrégé de psychologie et neurosciences et auteur principal de l’étude. Ainsi, les rêves nous aideraient à vivre plus facilement avec notre passé, sans être constamment submergé par les émotions.