Quelle sera la nourriture du futur ?

En 2050, serez-vous prêts à troquer votre steak-frites contre ce qui s’annonce comme la nourriture du futur ?

Par Tiffany Sales. Photos : DR. |

L’élevage d’insectes comestibles à domicile

Élever ses propres insectes à la maison pour ensuite les manger, c’est ce que proposent les deux Autrichiennes, Katharina Hunger et Julia Kaisinger, avec leur appareil baptisé « ruche de table ».

Laqué de blanc, ce petit meuble climatisé et branché sur secteur est composé de tiroirs, chacun correspondant à une semaine de développement. Pour l’utiliser, c’est simple. Il suffit d’appuyer sur le bouton de la ruche pour que les vers qui grandissent et se reproduisent tombent chaque semaine dans le compartiment inférieur. Une fois la taille de 3 cm atteinte, ils peuvent être récoltés dans le dernier compartiment réfrigéré, dans le but de stopper leur croissance. Il suffit ensuite de les passer au congélateur avant de les déguster frits, cuits, bouillis ou encore broyés en poudre.

En plus d’apporter le plein de protéines « durables » (entre 200 et 500 grammes de vers de farine par semaine), la « ruche de table » a le mérite d’être écologique puisque les vers sont nourris avec le compost. Si cette initiative vous semble insolite, sachez qu’elle remporte déjà un franc succès sur le site où les ruches de table se vendent à environ 600 euros. Par ailleurs, à en croire le site Quartz, le goût des vers avoisinerait celui-ci de la crevette avec un zeste de noisette. Convaincus ?

Le snack imprimé en 3D

La jeune designer néerlandaise, Chloe Rutzerveld, a réussi à développer un petit encas sain et équilibré à l’aide de l’impression 3D. Une bonne nouvelle puisque jusqu’à présent, ce type de fabrication n’a permis de produire que des aliments sucrés ou riches.

Ce snack surprenant en forme de boule est entièrement constitué de cartouches et de filaments qui ne contiennent que des matériaux comestibles et bios. Baptisé « Edible Growth », soit « pousses comestibles » en français, il se présente comme une sorte de pâte dans laquelle se trouvent de la terre ainsi que des graines. Une fois la mixture imprimée, il ne reste plus qu’à attendre 3 à 5 jours pour que les champignons et herbes arrivent à maturité et ainsi, pouvoir déguster le tout.

Une initiative saine, équilibrée et bio qui permet aussi de réduire considérablement l’empreinte biologique puisque la fabrication d’un tel encas supprime le transport du producteur au magasin ou encore le stockage des aliments.

Cela vous semble encore trop futuriste ? Détrompez-vous ! Un restaurant de plats imprimés en 3D ouvrira bientôt ses portes aux Pays-Bas. Derrière ses fourneaux ? Jan Smink, ancien gagnant du prestigieux Bocuse d’Or et chef triplement étoilé au guide Michelin.

Les légumes cultivés avec des poissons

Avez-vous déjà entendu parler de l’aquaponie ? Il se pourrait bien que cette technique d’agriculture bien qu’ancestrale, gagne en popularité dans les années à venir.

Combinant la pisciculture à la culture des plantes hors sol, le principe de l’aquaponie est plutôt simple. En effet, l’eau douce du bassin des poissons est composée de bactéries qui transforment l’ammoniac des déjections des poissons en nitrate, essentiel à la croissance des végétaux. Ces derniers sont cultivés hors sol tandis que leurs racines sont en contact avec l’eau des poissons préalablement filtrée. En absorbant le nitrate, les végétaux se nourrissent et purifient en même temps l’eau qui sera reversée aux poissons.

Ce véritable écosystème permet non seulement de faire une économie d’eau non négligeable mais aussi de se pratiquer partout, même dans les grandes villes. Enfin, il ne requiert ni antibiotique pour les poissons, ni insecticide pour les plantes. Ainsi vos salades, poissons, tomates ou encore poivrons sont totalement bios !

Les initiatives d’aquaponie en Belgique

Si ces initiatives vous semblent à ce jour totalement farfelues, elles permettront peut-être un jour de nourrir de façon saine et équilibrée les quelque 9 milliards d’individus qui devraient peupler notre planète d’ici 2050. Prêt à troquer votre assiette ?