Souriez, le Blue Monday n’existe pas

On n’a pas arrêté de le rabâcher depuis 2005 : le troisième lundi de janvier est le jour le plus déprimant de l’année. Et pourtant, ce lundi baptisé « Blue Monday », n’est pas pire que les autres ! On vous explique pourquoi.

Par Tiffany Sales. Photo : Pixabay. |

Le troisième lundi du mois de janvier serait le jour le plus déprimant de l’année. Depuis quelques années, on le surnomme le Blue Monday (ou « blues du lundi »). Cette date a été déterminée en 2005 par Cliff Arnall, soi-disant docteur en psychologie.

Alors qu’il collabore avec l’université de Cardiff, ce dernier publie une formule mathématique permettant d’établir le jour où les humains ont le plus de risques de se sentir déprimés.

Voici l’équation retranscrite de façon complète sous sa forme anglo-saxonne avec : W Weather (la météo froide, grise et maussade en janvier), D-d debt (la différence entre nos dettes contractées pour Noël et notre capacité à les rembourser avant de recevoir notre salaire fin janvier), T Time (le temps écoulé depuis Noël), Q (le temps écoulé depuis nos résolutions du Nouvel An), M (le manque de motivation), Na (le besoin d’agir).

Un savant calcul qui a mené au résultat suivant : le jour le plus déprimant de l’année tombe le troisième lundi du mois de janvier.

Une stratégie marketing

Depuis, chaque année, les plus superstitieux redoutent l'arrivée de ce jour. Et pourtant, cette théorie du « Blue Monday » n’est qu’un argument marketing.

En effet, Cliff Arnall, auteur de l’équation, a admis en 2010 qu’il n’y avait absolument rien de scientifique derrière ce calcul et qu’il avait été commandé par une société de publicité pour le compte de l’agence britannique Sky Travel. La publicité en question avait pour slogan : « Contre la morosité ambiante, offrez-vous une escapade au soleil ».

Vous l’aurez compris, s’il existe bel et bien une dépression saisonnière, liée entre autres à la luminosité et aux différents facteurs de stress qui peuvent surgir après Noël, le Blue Monday, relève quant à lui, de la légende urbaine !

Croquez la vie à pleines dents en 5 étapes

Faites le plein de vitamines 

Pour lutter contre la dépression saisonnière, rien de tel que de faire le plein des vitamines B6, B9 et B12. Des vitamines dites « du bonheur », qui réduiraient le risque de dépression.

Vous retrouverez la première dans la levure de bière, les abats, les poissons gras, les pommes de terre, les bananes ou encore la viande.

La deuxième dans les noix, les sardines, le chou-fleur, les champignons, les légumes verts et la levure de bière. Et la dernière dans les produits et sous-produits animaux comme le fromage, les œufs, les viandes, les poissons et les fruits de mer.

Enfin, ne négligez pas les apports en vitamine D car c’est au cœur de l’hiver que son taux est au plus bas, à cause du manque de soleil. Il a par ailleurs été prouvé que les personnes dépressives avait un taux de vitamine D bien plus faible que les autres. 

Pratiquez la luminothérapie

Un Belge sur cinq souffre du « blues hivernal ». Un sentiment qui augmente dès que les journées commencent à se raccourcir. Pour compenser le manque de lumière, il existe des cures de luminothérapie. Outre les lampes de luminothérapie classiques vendues en magasins spécialisés, vous pouvez vous procurer des « Luminettes », lunettes lumineuses créées par l’Université de Liège, qui portées 20 minutes par jour, aident à lutter contre la dépression saisonnière mais aussi contre les troubles du sommeil, la fatigue chronique, le manque d’énergie ou encore le décalage horaire.

Efforcez-vous à bouger

Efforcez-vous à pratiquer une activité physique au moins 20 à 30 minutes, trois fois par semaine. Pendant ce temps, vous laisserez vos pensées vagabonder en vous concentrant sur votre activité et profiterez de prendre un bon bol d’air frais si cette dernière est pratiquée en extérieur.

Dormez suffisamment

Ecoutez votre corps si vous ressentez de la fatigue et allez vous coucher plus tôt. Selon une nouvelle étude, dormir moins de 8 heures par nuit est associé à des pensées intrusives et répétitives comme celles observées dans l'anxiété ou la dépression.

Si on savait déjà que ressasser avant de dormir altèrait considérablement la qualité du sommeil. L'inverse serait également vrai, indique l'étude qui montre qu'un sommeil perturbé peut rendre plus difficile la mise à distance des pensées négatives dans la vie quotidienne.

Adoptez la câlinothérapie

C’est bientôt la Journée Internationale des Câlins. Remplacez donc vos bises par un bon vrai « hug » ! Notez que selon les chercheurs américain et allemand, Sebastian Pokutta et Christian Kroll, une journée parfaite se composerait de 106 minutes de câlins ! Le temps qu’il faudrait pour libérer toutes les petites endorphines contenues dans notre cerveau. Idéal pour abaisser le stress et se détendre !