PARTENAIRE | Vins de Bordeaux

Le Bordeaux, c’est aussi du blanc et du rosé !

Saviez-vous qu’il y a 60 ans, le Bordelais produisait surtout du vin blanc sec ? Difficile à imaginer aujourd’hui, tant le rouge est devenu majoritaire. Il n’empêche, on aurait tort d’oublier ces blancs. Tout comme d’ailleurs le rosé, qui fait une véritable percée.

Soyons de bon compte : aujourd’hui, lorsqu’on évoque le vin blanc, nos pensées partent de l’autre côté de la planète ou dans d’autres régions françaises. Rien d’incohérent dans ce choix. Pourtant, c’est vite oublier que le Bordelais produit aussi du bon blanc sec ! D’ailleurs, voici 60 ans, il régnait même en maître dans la région : 60 % de la production y était consacrée. Ce n’est que dans les années 1970 que le rouge lui a volé la vedette. La production bordelaise dans les appellations se divise ainsi aujourd’hui comme suit : 85 % de rouges, 10 % de blancs secs, 4 % de rosés, clairets et crémants, 1 % de blancs doux.

La force de l’assemblage

Contrairement aux vins du Nouveau Monde, les blancs secs bordelais tirent leur élégance et leur finesse de l’assemblage, cette technique qui consiste à mélanger cépages et parcelles pour trouver le bon équilibre. Pour les blancs, deux cépages dominent largement dans le Bordelais. D’abord, le sémillon (47 %). S’il est le cépage principal des vins liquoreux comme le sauternes, il est aussi présent dans les vins blancs secs. Il leur apporte du gras, de la rondeur et de la texture. Ensuite, vient le sauvignon blanc (45 %). Dans les assemblages, il apporte de la fraîcheur, de la vivacité et des notes d’agrume. Les pourcentages restants font la part belle au colombard, à l’ugni blanc et, surtout, à la muscadelle (6%). Cépage traditionnel du Bordelais, il n’est pas facile à cultiver et est très sensible. Néanmoins, il est très apprécié pour son caractère floral et ses notes de fruits exotiques.

Des vins pour toutes les occasions

Grâce aux assemblages et à la diversité des terroirs, les vins blancs secs du Bordelais présentent une palette de notes et d’arômes qui en font d’excellents compagnons pour toutes les occasions. Jeunes, vifs et fruités comme dans l’AOC Entre-Deux-Mers à découvrir dans cette vidéo, ils accompagnent harmonieusement des fruits de mer comme les huîtres, les bulots… Ils font aussi merveille à l’apéro ou le soir entre amis ou en famille sur une terrasse. Des vins plaisir, par excellence ! Plus structurés et amples (AOC Graves, par exemple), ils ont leur place à table pour accompagner les fromages ou les poissons en sauce par exemple.

Le rosé s’impose aussi

En France, le rosé supplante le blanc depuis quelques années. Une vraie révolution due au travail des vignerons. Aujourd’hui, le rosé a plus que jamais sa place sur les tables des restaurants. Bordeaux n’est pas en reste dans ce domaine. Longtemps, le rosé n’y était produit que pour saigner les cuves certaines années quand les raisins étaient trop gros. Ce rosé de saignée est obtenu en laissant s’écouler une partie du moût d’une cuve destinée à faire du rouge.

Longtemps aussi, Bordeaux a préféré le clairet au rosé. Créé pour le plus grand bonheur des marchands anglais du Moyen-Age, ce vin rouge léger et clair est aujourd’hui une appellation à part entière. Il est obtenu comme un rosé de saignée mais la macération du moût est plus longue. De nos jours, les vignerons bordelais font du rosé pour le plaisir de faire du rosé. Des parcelles entières y sont consacrées. Ce sont des rosés de pressurage : les grappes entières de raisins rouges sont pressées lentement directement après la vendange. Le jus est en contact avec les peaux pour un temps très restreint. Le vin rosé est alors vinifié comme un vin blanc.

Avec leur savoir-faire, les vignerons bordelais produisent des rosés frais et gourmands qui n’ont rien à envier à ceux de la Provence. Et, en soi, c’est une excellente nouvelle !

Pour découvrir toute la diversité des vins du Bordelais, suivez les aventures d’Andy et Dominique dans l’appellation Entre-Deux-Mers.