PARTENAIRE | Vins de Bordeaux

Plus que jamais, les vins de Bordeaux s’ouvrent au bio et à la biodynamie

Longtemps, le vignoble bordelais aura résisté aux sirènes du bio. Pour des raisons de climats et de sols. Aujourd’hui, plus de la moitié des exploitations sont engagées dans une démarche environnementale responsable et les domaines en bio et en biodynamie se multiplient.

Voici quelques années, si vous demandiez à un vigneron de Bordeaux s’il comptait passer en bio, la réponse était très souvent : « Les conditions climatiques ne s’y prêtent pas du tout et ce serait une folie. » Les conditions climatiques telles les influences océaniques ont en effet longtemps poussé les vignerons à se garder la possibilité de recourir aux produits phytosanitaires. Mais les opinions changent, souvent sous la pression de la nouvelle génération.

Les démarches environnementales ne sont pas une mode. C’est un retour au respect du terroir. C’est aussi replacer l’homme au cœur de la production. Car les pesticides n’ont pas fait que des dégâts sur les sols ou les cours d’eau. La pensée qui prévaut est que les vignerons ne font qu’emprunter la terre à leurs enfants plutôt que de l’hériter de leurs ancêtres… À Bordeaux, on est bien conscient que l’enjeu environnemental est fondamental. Evidemment, la transition est lente et difficile. Mais depuis 2010, le Conseil Interprofessionnel du vin de Bordeaux (CIVB) a développé un système de management environnemental dont le but est d’accompagner les domaines dans leur démarche.

Les vins de Bordeaux souhaitent réduire leur empreinte sur le climat et diminuer drastiquement l’utilisation de produits phytosanitaires. Aujourd’hui, plus de la moitié du vignoble s’est engagée dans cette démarche environnementale. Tous ne sont pas passés au bio ou à la biodynamie mais le chemin est tracé.

La biodynamie, un pont plus loin

Reconnu officiellement depuis 2012, le vin bio n’autorise plus aucun traitement synthétique ou pesticide des vignes. Il diminue aussi les intrants que l’on peut utiliser lors de la vinification. La biodynamie va plus loin. Pour faire court, elle consiste à considérer le vignoble comme un organisme vivant intégrant tant la faune que la flore et de prendre en compte l’influence du cosmos (soleil, lune, planètes) dans sa gestion. Notamment pour choisir les dates de récolte, de traitement, d’embouteillages. On traite le vignoble à l’aide de tisanes de plantes pulvérisées – comme l’achillée millefeuille, la prêle, l’ortie ou le pissenlit – et de bouses de vaches. Ces tisanes sont utilisées à très faibles doses via une eau dynamisée. Comme pour notre médecine homéopathique, ces doses infinitésimales font sourire certains mais force est de reconnaître que l’ensemble des actions entreprises ont un effet très positif sur la vigne qui se défend mieux contre les agressions et sur le sol qui est plus aéré.

D’autres vignerons, avec le recul des années, trouvent leur vin meilleur. Il gagne de l’acidité, surtout sur les blancs, de la fraîcheur, de la minéralité et du potentiel de garde. A l’instar du Château Pey-Bonhomme-Les-Tours, en AOP Blaye-Côtes de Bordeaux, à découvrir dans cette vidéo, d’autres grands domaines ont décidé de passer en biodynamie et non des moindres : Pontet-Canet, Clos Puy-Arnaud, Fonroque, Smith-Haut-Laffite, Palmer, Pavie-Macquin, etc. Ils démontrent, à côté de tous ceux, moins connus, qui ont sauté le pas du bio et de la biodynamie, que ce mouvement respectueux est vraiment en marche…

Pour découvrir toute la diversité des vins de la région, suivez les aventures d’Andy et Dominique dans l’estuaire de la Garonne.