15 films d’horreur cultes à (re)voir absolument

Slashers, thrillers, gores, fantastiques, « torture porn » ou diaboliques… autant de sous-genres du cinéma d’horreur qui font de ce style un univers bien plus complexe qu’il n’y paraît. Pourtant, le résultat sur le spectateur est toujours le même, il est terrassé par l’angoisse et la peur. Pour passer cette soirée d’Halloween comme il se doit, seul, à deux ou entre potes, nous vous proposons de voir et revoir ces 15 films cultes, ou en passe de l’être.

Par Florence Frans. Photos : D.R. |

1. L’exorciste (1973)

L’histoire : durant 2h15, nous suivons l’histoire de Regan McNeil, une fillette de 12 ans dont la maman est une célèbre actrice américaine. Pour les besoin d’un tournage, elles se sont installées à Londres dans une maison d’un quartier cossu. Dans la cave de leur nouveau nid, la jeune Regan restant souvent seule, trouve une planche Ouija. Le temps passe et la demoiselle semble de plus en plus souffrir de troubles comportementaux. Après avoir fait tous les tests médicaux nécessaires, Chris McNeil, la maman sollicite l’aide d’un jeune prêtre. Avec l’aide d’un confrère plus expérimenté ayant multiplié les voyages en Egypte, il entame un exorcisme d’une rare violence pour déloger Pazuzu, roi des démons du vent, du corps de Regan.  

Ce qu’on en pense : c’est pour nous LE film à voir absolument, la « master piece » du genre, celui traverse les âges et qui ne laisse jamais indifférent. S’il existe une suite et version plus récentes, elles n’égalent en rien le climat et la tension démoniaques qui nous ont tenus (et nous tiennent toujours) en haleine durant ces longues minutes de vision. Avec les moyens techniques de l’époque, le réalisateur a commis des images qui marquent l’imaginaire et relèguent d’office les autres films du même style au rang des novices. Notons au passage la bande originale, culte également, de Mike Oldfield qui fait de ce film la quintessence du genre. 

2.  Le loup-garou de Londres (1981)

L’histoire : deux étudiants américains passent leurs vacances à Londres. Malgré les mises en garde des habitants d’un petit village, ils décident d’aller se promener un soir de pleine lune dans la lande et de s’écarter du sentier, alors qu’on leur en avait fortement déconseillé. C’est alors qu’ils sont attaqués par un loup-garou. Un seul sur les deux survivra, mais a-t-il eu pour autant plus de chance que son comparse… ? 

Ce qu’on en pense : voguant tantôt entre l’horreur, tantôt entre l’humour décalé, John Landis (le réalisateur) arrive à nous emmener dans un long cauchemar en faisant référence à notre peur ancestrale du loup. En inscrivant cette histoire dans un milieu urbain, il la généralise et accroit son impact : le loup est partout, personne n’est à l’abri de ses crocs… l’angoisse. Mais ce film ne serait pas ce qu’il est sans les effets spéciaux du célèbre maquilleur Rick Baker qui sut rendre les scènes de transformations plus vraies que nature et très convaincantes. En tout cas, nous, on a adoré ! 

3. Innocent Blood (1992)

L’histoire : Marie est une jeune femme vampire qui a un goût assez prononcé pour les petites frappes, en particulier les mafieux de Pittsburgh. Durant l’une de ses chasses, elle fait la connaissance de Joe Gennaro, un policier en mal de reconnaissance de ses supérieurs. Un soir, Marie manque à ses devoirs et ne parvient pas à achever un des « restes » de son repas, et malheureusement, le mafieu est lui aussi changé en vampire, ce qui mettra tout le monde sur le même pied d’égalité et engagera les deux parties dans une lutte féroce.

Ce qu’on en pense : une autre œuvre de John Landis (beaucoup de réalisateurs de films d’horreur ont signé plusieurs bons films dans les années 70, 80), qui laissera beaucoup d’amateurs sur leur faim d’un point de vue horreur au sens pur du terme. Nous en revanche, nous avons beaucoup aimé voir Anne Parillaud (Nikita) suçoter des litres d’hémoglobine sauce méditerranéenne, même si on oscille parfois entre le film fantastique et celui d’épouvante. 

4. Le projet Blair Witch (1999)

L’histoire : octobre 1994. Trois étudiants se rendent dans une forêt du Maryland pour y tourner un documentaire sur la légende de la sorcière de Blair, un petit village en Amérique. Alors que leurs proches sont sans nouvelle d’eux depuis plus d’un an, leur vidéo est retrouvée. Eux, non. 

Ce qu’on en pense : on crie à nouveau au chef d’œuvre, et apparemment, nous n’en sommes toujours pas remises. En effet, si certains peuvent le revoir en se tapant sur la cuisse, nous, c’est plutôt en plein jour, et sans le son. Et plus question de descendre seule à la cave les jours qui suivent le visionnage de ce film. 

5. Rubber (2010)

L’histoire : c’est l’histoire d’un pneu serial killer (ne rigolez pas) qui traque une demoiselle d’hôtel en hôtel dans le désert californien. 

Ce qu’on en pense : dans le genre complètement barré, on ne fait pas mieux. Ah si, peut-être qu’il y a aussi Teeth (2007) et The Human Centiped (2009), on vous laisse chercher par vos propres soins pourquoi ils le sont également. Pour en revenir au morceau de caoutchouc psychopathe, on peut dire que dans le genre comédie absurde d’horreur, on ne fait pas mieux. Mais c’est bien foutu aussi et on se laisse surprendre à passer un bon moment, avec à la clé, quelques décollements de fesses du canapé. 

Mais encore… 

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