Aller se coucher après cette heure augmenterait les risques de dépression selon une étude

Vous avez pris l'habitude d'aller vous coucher aux petites heures. Dépasser un certain timing aurait néanmoins des effets néfastes pour la santé mentale. C'est la conclusion d'une étude qui vient d'être publiée sur le sujet.

Par Camille Vernin, Photo : Unsplash |

Surcharge de travail, insomnie, scrolling interminable, enfants en bas âge... Les raisons de veiller tard le soir sont nombreuses. Et les 7 à 9 heures de sommeil conseillées par nuit apparaissent pour beaucoup comme un objectif quasi-impossible à atteindre. Pourtant, le manque de sommeil aurait des effets pires que délétères sur l'organisme. Si ce n'est pas un scoop, une étude vient néanmoins de démontrer à quel point se coucher après une certaine heure représente un risque pour notre santé mentale. 

Voici la position préconisée par la NASA pour mieux dormir et lutter contre les insomnies :

1h, l'heure fatidique

Il existerait même une heure de coucher passée laquelle nous serions plus susceptibles de souffrir de troubles mentaux tels que la dépression et l’anxiété. Une heure du matin serait le moment fatidique à partir duquel nous souffririons de davantage d’impulsivité et d’anxiété. Selon une récente étude publiée dans Psychiatry Research, des experts ont analysé les données relatives au sommeil et à la santé de 73 888 Britanniques. Résultat ? Les personnes qui se couchaient régulièrement après une heure du matin étaient plus susceptibles de souffrir de troubles mentaux et de dépression, par rapport à celles habituées à s'endormir avant cette heure. Et ce, peu importe que les sujets se considèrent comme lève-tôt ou couche-tard.

Les résultats de l'étude doivent néanmoins être tempérés, car ils ne s'adressent qu'à une petite partie de la population. La base de données médicale sur laquelle se repose l’étude est en effet composée majoritairement de personnes blanches et d’âge moyen à plus âgées. Ensuite, une seule question a suffi ici à déterminer le chronotype des participants, au lieu d'un questionnaire plus approfondi comme réalisé habituellement. Or, les conclusions sont influencées par le fait de savoir si les gens sont du matin ou du soir. Ensuite, les chercheurs se sont appuyés sur les diagnostics de santé mentale fournis par les médecins, qui peuvent parfois s'avérer inexacts ou erronés.

Une question de rythme circadien 

Une fois toutes ces précautions prises, les résultats de l'étude britannique rejoignent les conclusions de plusieurs autres experts du sommeil. "D'une manière générale, si vous ne vous couchez pas avant une heure ou deux heures du matin, il est très probable que vous ne vous réveilliez ensuite que plusieurs heures après le lever du soleil. Et vous ne vous coucherez le soir qu'après plusieurs heures après le coucher du soleil. Vous n’êtes donc pas en phase avec le cycle lumière-obscurité de votre environnement, ce qui est potentiellement problématique", explique Matthew Lehrer, professeur adjoint au département de psychiatrie de l’université de Pittsburgh, au Huffpost

Cette technique inspirée du yoga serait la solution pour s'endormir plus facilement :

En effet, il est important pour le cerveau de recevoir des signaux clairs et forts pour lui indiquer qu'il fait jour. De cette façon, notre corps parvient à stabiliser son rythme biologique. En ne recevant pas ces signaux, notre cerveau se retrouve affecté. Une plus grande activité nocturne se traduirait ainsi par des comportements plus impulsifs et inadaptés. Les mécanismes liés à l'impulsivité et l'inhibition opéreraient de manière moins efficace. Avec, pour résultat, une mauvaise santé mentale. Notre lobe frontal serait particulièrement vulnérable face au manque de sommeil. Pourtant, c'est cette partie du cerveau qui est responsable d'une grande partie de son fonctionnement, notamment la régulation de l’humeur et des émotions. On adopte ainsi un comportement plus négatif, mais aussi plus anxieux voire carrément émoussés. 

Comment éviter ces conséquences ?

Vous l'aurez compris, aller vous coucher avant 1h du matin au lieu de scroller sur Instagram est la meilleure chose que vous puissiez offrir à votre cerveau et à votre corps. Et pour celles et ceux qui n'ont pas le choix ? Les experts conseillent de tout miser sur une petite sieste stratégique pour minimiser l’impact négatif d’une heure de coucher tardive. On se permet une petite pause au bureau et on récupère. Il y a ensuite la sieste préventive, à faire avant sa prise de poste si l'on travaille de nuit, à condition de ne pas dépasser 20 à 30 minutes. 

Pour les travailleurs de nuit, l'autre solution consiste à s'exposer à une lumière vive à un moment approprié pendant les heures de travail. Il existe par exemple des boîtes à lumière conçues pour les personnes souffrant de troubles affectifs saisonniers. Elles posséderaient pour propriétés de réduire la fatigue et d'améliorer l'humeur. Manger à heure fixe, même lorsqu'on travaille tard le soir ou de nuit, serait une autre solution pour éviter la fatigue cérébrale. 

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