Chassons les idées reçues sur le rosé

Le vin rosé est un mal-aimé ; trop souvent considéré comme le parent pauvre des vins. On y plonge un glaçon pour le déguster frappé, sans trop se poser de questions. Pourtant, nombre de producteurs ont travaillé d’arrache-pied à son repositionnement et toute une série de vins rosés ont, aujourd’hui, vraiment de quoi vous étonner.

PAR IVL. PHOTOS : D.R. |

Osez le rosé

Chassons les idées reçues : le vin rosé n’est pas un mélange de vin blanc et de vin rouge.  Il est même interdit en France de produire du rosé de cette manière. Seul le champagne rosé fait exception à cette règle très stricte ; car il est obtenu par mélange de Chardonnay blanc et de Pinot noir. Les autres continents, par contre, sont moins stricts sur la composition de leur vin rosé, sachez-le et soyez vigilants lors de l’achat.

Aux dires de certains œnologues, le rosé serait même le vin le plus délicat à réaliser. En effet, comme le vin rouge, il est élaboré à partir de raisins noirs. La pulpe –blanche- de ces raisins se colore au contact de la peau du raisin, qui donnera sa couleur au rosé. Le temps de contact entre la pulpe et la peau qui est de quelques minutes à quelques heures, tout au plus, donnera donc au vin ses nuances de couleurs, mais peut aussi en modifier le goût. Trouver le juste équilibre entre goût et couleur, là réside toute la difficulté pour le producteur. 

Autre idée fausse : le rosé n’est pas non plus un vin de qualité inférieure, les cépages dont il provient sont identiques aux plus grands vins. On trouve par exemple du Grenache, du Syrah ou du Cinsaut qui seront les plus répandus en Provence. 

En France, la consommation de rosé a triplé en moins de quinze ans. Un engouement que l’on peut  expliquer par un phénomène de mode, bien sûr, et par les efforts marketing des producteurs de vins rosés, mais certains l’attribuent aussi au fait qu’il est plus léger, plus facile à boire et donc qu’il a su s’adapter aux importants changements qu’ont subi nos modes d’alimentation ces dernières décennies. Notre cuisine mondiale est devenue moins structurée et pratique plus volontiers les mélanges de saveurs, les contrastes d’épices et de parfums. Le rosé, par nature, se marie plus aisément à ces plats ‘fusion’.

Comment le déguster ? 

Choisissez un vin jeune. Eh oui, comme le rosé ne possède pas de tanins, il perdra de sa couleur et de ses arômes en vieillissant. L’idéal est de le boire dans les deux ans. Ensuite, bien entendu, on le boit frais : idéalement entre 10°c et 12°c, comme un vin blanc. Car, à moins qu’il ne soit médiocre, il est inutile de le boire glacé, cela vous fera perdre toute sensation lors de la dégustation. 

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