Course à pied : c’est quoi le drop d’une chaussure de running pour éviter les blessures ?

Vous avez décidé de vous remettre au sport et la course à pied s’est vite imposée comme le sport le plus accessible pour vous. Tendinites, fractures de fatigue ou simple cheville foulée : vous pensiez que vos petits bobos étaient dus à un manque d’entraînement, mais si c’était la faute du drop de votre chaussure de running

Par Anissa Hezzaz. Photos : Veja |

On dit souvent que la course à pied est accessible à tout le monde, car elle peut se pratiquer à peu près n’importe où et parce que c’est un sport gratuit, qui ne nécessite que très peu de matériel. Il est vrai qu’à part d’une bonne paire de baskets, courir ne nécessite pas de grand équipement. Toutefois, bien choisir ses chaussures de running peut s’avérer beaucoup plus complexe qu’il n’y paraît quand on s’intéresse à la question. Il ne s’agit pas seulement de choisir le modèle qui nous plaît, ni même la bonne pointure, pour éviter tout risque de blessure, certains critères devraient systématiquement être pris en compte, à commencer par le fameux drop.

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Quésaco ?

En anglais, le mot « drop » signifie « pente ». Ce terme a fait son apparition dans le jargon sportif il y a environ une dizaine d’années, en même temps que le « barefoot running » en anglais, soit le fait de marcher ou de courir en ayant les mêmes sensations aux pieds que lorsque l’on court pieds nus. Celui-ci a donné lieu à des modèles de chaussures d’un nouveau genre à l’époque : les chaussures minimalistes. Elles sont conçues de sorte à offrir à nos pieds une liberté et un positionnement plus naturel. Le pied peut alors bouger et se positionner comme si on était pieds nus. En général, ce
type de chaussure est très flexible, légère et assez large. La chaussure minimaliste veut donc que le pied soit le plus en contact avec le sol, contrairement au drop.

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Le drop d’une chaussure signifie la différence entre l’épaisseur à l’arrière et à l’avant de la chaussure. Celui-ci est toujours calculé en millimètre. Ainsi, un drop faible se situe entre 0 et 4 mm, un drop intermédiaire est compris entre 5 et 8 mm, et enfin, le drop élevé est supérieur à 9 mm. Si vous n’en avez jamais entendu parler, il a pourtant un réel impact sur notre foulée lorsque l’on court. Plus le drop baisse, plus la foulée sera naturelle et le corps est alors beaucoup moins traumatisé par notre effort et les microchocs qu’implique la course à pied. Le corps est alors mieux aligné au moment de l’impact du pied au sol. À l’inverse, lorsque l’on court avec des chaussures qui ont un drop élevé, ce sont d’abord nos talons qui vont toucher le sol et l’impact sur le corps sera alors beaucoup plus important. Faut-il alors opter pour un drop faible pour éviter le risque de blessure ? Là encore, cela n’est pas aussi simple. Chaque morphologie est différente et un drop zéro mettra une grosse pression sur toute la chaîne postérieure du corps. Dès lors, il ne sera pas adapté à toute les foulées. Vous l’aurez compris, il n’existe donc pas de drop universel qui conviendrait à tous les coureurs. D’autant que d’autres critères doivent également être pris en compte lorsque l’on choisit une paire de runnings tels que la hauteur amortie, la flexibilité, le poids ou encore les technologies de stabilité. Finalement, pour savoir quelle paire de chaussures nous convient le mieux, le mieux étant de demander l’avis d’un podologue formé dans la course à pied qui saur alors précisément vous indiquer quel type de chaussure vous conviendra le mieux.

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En images, notre sélection de chaussures de runnings :

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