Dans la peau de Didier Vervaeren aux Magritte du Cinéma

Ce gourou de la mode, professeur à la Cambre pour la section accessoires, est aussi responsable du stylisme des Magritte du Cinéma, son week-end est donc en mode 100 % tapis bleu.

PAR INGRID VAN LANGHENDONCK PHOTO D. R. |

Vendredi, la générale 

Vendredi, c’est le jour des dernières répétitions. Avec Delphine Dumoulin, la styliste qui collabore avec moi, nous avons rendez-vous au Square en fin d’après-midi. C’est surtout autour de Kody, le maître de cérémonie, que cela se passe : il est là, dans sa tenue de gala, on teste les lumières, on vérifie que les chaussures ne glissent pas, on ajuste les accessoires et on élabore tout le timing de changements. C’est aussi souvent là que les auteurs et les coordinateurs du show nous pondent leurs dernières improvisations, ce qui nous amène parfois à devoir trouver en urgence une perruque ou un accessoire particulier. C’est assez drôle, détendu. Vu que la journée du lendemain est longue, on file tous se reposer, sauf moi : j’ai prévu de me rendre au vernissage de l’exposition du photographe allemand Wolfgang Tillmans au Wiels, je ne voulais pas manquer ses œuvres, mais je ne rentrerai pas tard !

 

 

Samedi, la première

On a rendez-vous à 9 h. Là, on démarre l’installation et la mise en place de tout le vestiaire, au 27e étage de The Hotel : déballage des looks, réception des bijoux et des derniers colis... Puis dès 11 h, c’est un ballet au timing millimétré qui s’enclenche. Nous faisons le stylisme pour 35 personnes : tous les remettants et remettantes, ainsi que quelques personnalités, comme le président du jury ou les Magritte d’honneur. Chacun a une demi-heure pour les ajustements de sa tenue. Ils passent ensuite tous à la coiffure et au maquillage, tout cela entre les répétions... C’est un ballet tournant qui dure toute la journée. Et à 17 h, tout est prêt. C’est alors que nous transférons quelques silhouettes sur le lieu de la cérémonie. Certaines sont trop fragiles ou encombrantes et doivent être enfilées sur place, de même que les bijoux Haute Couture qui sont souvent escortés par un agent de sécurité. Dès l’ouverture des portes, à 18 h 30, je supervise le photocall, puis je file en coulisses. On a un coin avec retouches make-up, coiffure et quelques tringles, c’est là qu’on donne le check final au moment de monter sur scène, c’est rythmé et ça passe très vite. Et puis il y a la soirée (il sourit) qui est toujours un grand moment, il y a une ambiance de feu, tout le monde danse et ça se termine souvent aux petites heures. Les plus courageux finissent même par une after au Jalousy, un repaire d’acteurs et d’artistes.

Dimanche, on remballe

En matinée, il reste un peu de travail, on repasse à l’hôtel pour récupérer les tenues, les pièces prêtées et on les prépare pour les réexpédier vers les bureaux de presse. Le dimanche, j’aime bien aller flâner aux Puces, j’apprécie l’ambiance de fin de marché, chiner pour deux fois rien, les boutiques vintage comme celle de Bernard Gavilan. Très souvent, vous me croiserez ensuite au Fontainas, c’est mon repaire, je vais y manger une soupe et je lis le Monde ou le So Soir qui y sont à disposition. Comme j’habite dans le centre-ville, je suis souvent dehors le dimanche soir, j’aime aller boire un verre dans des lieux ouverts, traîner en terrasse avec des amis, me faire un cinéma... Mais je pense que je vais m’écrouler plus tôt ce dimanche ! (Rires)

 

 

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