Kin.Tout est vie : que faut-il retenir du documentaire confidence de Damso ?

Sur son compte Instagram, Damso intriguait depuis quelques jours avec le teasing de ce documentaire inédit. Le 5 février dernier, "Kin.Tout est vie" est enfin sorti sur Youtube. Un mini reportage sur le retour aux sources du grand Dems, réalisé par Robin Conrad. Quel message retenir des confidences du rappeur belgo-congolais ?

Par Wini SASA. Crédit Photo : Unsplash/Simon Boxus |

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Damso s'était fait discret juste après la sortie de son album Lithopédion. Son retour était très attendu par les fans. William Kalubi Mwamba, plus connu sous le pseudonyme Damso, est revenu en septembre 2020 avec QALF (acronyme qui signifie Qui Aime Like Follow). L’album, attendu depuis au moins 5 ans par son public, rencontre un succès incontesté et bat des records. Avec ses 14,3 millions de streams sur la plateforme Spotify, Damso devient l’artiste le plus écouté au monde. Son album est certifié disque de platine en France, puis disque d’or en Belgique. Un projet qui a donc mijoté cinq ans avant de voir le jour et qui continue de faire parler de lui aujourd’hui avec la sortie du documentaire « Kin. Tout est vie. »

 

Nouveau visage 

Après la sortie de QALF, l’enfant de Kin s’en va célébrer son retour sur ses terres natales. Direction la capitale de la République Démocratique du Congo, Kinshasa. Le documentaire réalisé par Robin Conrad, du groupe l'Or du Commun, nous emmène pour un voyage intime au cœur des racines de Damso. 

Si l’artiste vit aujourd’hui en Belgique, il n’oublie pas d’où il vient. On découvre un autre visage du poète du rap belge une fois de retour au quartier Kasongo, dans son village natal. Dems n’est qu’un simple homme, timide mais humain dont le désir est de rencontrer son public. Il ne veut négliger aucun fan, qu’il soit de Belgique ou du Congo. Conscient de sa chance, mais humble tout de même, ce n’est plus Damso mais simplement William venu se reconnecter aux vraies choses. 

Montrer une autre réalité 

Durant les 27 minutes du court-métrage on réalise qu’il ne s’agit pas simplement de Damso. Le chanteur voit l’avenir en la jeunesse de son Congo, il y voit des talents qu’il voudrait mettre un peu plus en lumière. Son but est d’en finir avec cette image triste que l’on a des petits Africains. Il veut montrer autre chose, l’autre réalité, celle de toutes ces personnes à l’ingéniosité inexploitée. Il ne manquera pas à sa mission, tantôt en collaboration avec Inoss B, star congolaise internationale ou encore avec la danseuse Jeny Bsg. On le voit également aller à la rencontre d’autres artistes, d’un tout autre milieu, des dessinateurs et peintres à côté de qui il prend la pose, toujours avec un air un peu timide. 

Celui qui a essuyé des critiques pour ses mots trop explicites et parfois choquants, mais étonné par sa plume unique aux nombreuses métaphores, montre dans ce court-métrage un côté moins mystérieux que celui qu’on lui connaît. En invitant son public dans son intimité, comme il l’avait déjà fait dans QALF, il réussit à surprendre une fois de plus. Et si cette fois son art poétique ne se compose pas de mots rythmés sur quelques accords, il est raconté comme une confidence et illustré par des images mêlant à la fois tristesse et espoir. 
 

 

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