PARTENAIRE | Natan

Pour la Maison Natan, demain commence aujourd’hui

Dans un contexte bouleversé, les créateurs redoublent d’inventivité et se montrent innovants et responsables. La preuve avec la Maison Natan et son indémodable modernité. Une démarche à 360° pour une maison qui relève le défi de défendre son art, une certaine idée du classique et une vision pointue de l’avenir de la mode.

En septembre dernier, à Amsterdam, Natan a défilé au fil de l’eau, dans le cadre chic et épuré du EYE Filmmuseum. Un cadre singulier, un écrin moderniste pour mettre en valeur les robes amples, les pantalons larges, les manches architecturées faussement nonchalantes, le plissé juste bien placé, les jeux de matières et de contrastes… Ici, les drapés, la paille, la plume et la soie se marient et se caressent… Le classicisme sensuel de la maison évoque un été à la fois doux et optimiste : des tons acidulés, des motifs abstraits, des rayures qui claquent, des plumes qui virevoltent. La féminité by Natan se déguste comme un cocktail d’été… « Je voulais du rêve, c’est vrai », explique Edouard Vermeulen, « On va avoir envie de quitter nos tenues d’intérieur pour recommencer à s’habiller, mais on veut aussi des pièces portables, polymorphes, et qui peuvent se porter à différentes occasions. Aujourd’hui, on veut un vêtement qui nous accompagne et s’adapte à nos vies. »

 

Une démarche durable très originale et… inattendue

Dans un monde qui prend davantage conscience des enjeux à long terme, la mode n’est pas exempte d’une reconversion vers le local, le durable, les matières responsables… Alors que chez Natan, les ateliers bruxellois attestent d’un ancrage local, un travail de fond a également été mené par le créateur au niveau des matières. D’abord en 2020, en lançant les premières pièces en cuir biologique et végétal, fabriqué à base de cactus. Ensuite, avec la capsule Circular : une collection élaborée à partir de tissus et de pièces des collections précédentes : sous l’œil d’Edouard Vermeulen et sous les mains des couturières, une jupe devient blouse, une chemise devient une robe… on déjoue les codes et on donne une seconde vie au vêtement. « Evidemment, il s’agissait dans un premier temps de gérer les stocks importants laissés par la crise, mais je ne voulais pas dévaluer ces pièces, je voulais les inscrire dans une démarche de création, leur offrir une plus longue durée de vie plutôt que solder à tout va. Il y va de notre quête d’excellence et de notre responsabilité… » Un exercice de style inspirant, qui démontre que la maison assume son implication sociétale, prend la mesure des enjeux modernes et de la valeur d’exemple que peuvent porter les maisons de couture.

 

Un client 2.0 séduit par l’idée du webshop haute couture

En réponse aux bouleversements de nos centres-villes et au boum de l’e-commerce, Edouard Vermeulen a également voulu développer son propre site de vente en ligne : un passage obligé pour beaucoup, mais boudé un temps par les plus grandes maisons, convaincues que le service et l’expérience en boutique étaient prédominants. Evidemment, c’était sans compter sur nos nouveaux comportements d’achat : « C’est le mode de consommation de demain. Nous avions prévu une boutique en ligne, mais nous avons dû en accélérer la mise en place. Aujourd’hui, cela évolue bien, je constate qu’avec ce webshop, on répond aux attentes de nombreuses de nos clientes et surtout, cela étend notre champ d’action vers des pays où nous n’avons pas de point de vente. Même si nos boutiques restent un écrin privilégié, je suis convaincu de ce nouveau canal.

www.natan.be