Pourquoi s'inscrire à la salle de sport en janvier est une mauvaise idée ?

Prendre un abonnement à la salle de sport en début d’année en guise de bonne résolution est une priorité pour beaucoup. Pourtant, une étude révèle que plus de la moitié de ceux qui le font n’iront plus s’entraîner au bout de quelques mois à peine.

Par Anissa Hezzaz. Photos : D.R. |

À chaque nouvelle année, son lot de bonnes résolutions. Et parmi celles-ci, la reprise du sport grimpe souvent à la première place du podium.  C’est bien simple, dès que les festivités sont passées, la plupart d’entre nous se laissent croire qu’ils iront suer et transpirer dès la nouvelle année entamée, et que cette fois-ci, ils s’y tiendront réellement. Mais ne nous y méprenons pas, ce genre de résolution ne dure jamais bien longtemps et nombreux sont ceux qui verront vite leur élan s’émousser. Si au premier abord, cette résolution, cette envie de renouveau, d'aliments sains, de bonne santé et de corps vigoureux sont une vraie libération, quand on y regarde de plus près, la reprise du sport cache une tout autre réalité.  

L'absentéïsme des salles de sport

Et c’est justement en ça que tient le business des salles de sports. En effet, les gérants misent sur l’excès d’optimisme de leurs clients et sur leur naïveté en leur vendant des abonnements annuels. Pourtant, selon une étude québécoise portant sur près de 1.500 nouveaux inscrits dans les salles de Montréal, plus de la moitié des nouveaux inscrits ne se rendront plus à la salle de sport les mois suivants. Et seul un abonné sur cinq continuera à s’y rendre après le mois de septembre. C’est bien simple, après quatre mois à peine, la fréquentation dans les salles des sports diminuerait de moitié. Et en moyenne, les personnes inscrites s'y rendraient 4 fois par an seulement.

Toutefois, que les adhérents viennent ou ne viennent pas, la rentabilité est au rendez-vous pour les gérants des salles de sport qui profitent de l’élan de bonne volonté du début d’année pour pratiquer le surbooking. La rentabilité des salles de sports de moyenne gamme (entendez celles pour lesquelles vous payerez entre 50 et 100 euros mensuellement pour une formule d’abonnement) dépend en fait largement des clients les moins assidus et ce sont aussi les non-utilisateurs qui permettent aux salles de sport de gamme moyenne d’affronter la concurrence des clubs low cost, qui eux ne se basent pas sur l’absentéisme des clients pour faire leur business, mais plutôt sur la réduction des prix.  

Garder la forme

L’inscription de nouveaux membres permet le développement des salles tandis que leurs absences empêchent le club d’être surchargé et ainsi de ne pas entraver la satisfaction des clients présents. En 2014 au Canada, près de 300 clubs de moyenne gamme ont fermé tandis que le nombre d’ouvertures de salles low cost s’est élevé au double. Bref si vous êtes plein de bonnes intentions et réellement résolu à entretenir votre forme en 2019, tant mieux, sinon, mieux vaut encore attendre quelques mois avant de vous y inscrire, quand les salles de sports chercheront désespérément de nouveaux membres pour remplir leurs salles de sports et que le prix des formules d’abonnements diminuera.

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