Que faites-vous ce week-end, Angelo Bison?

L’acteur star de la série Ennemi Public se partage entre Bruxelles et Gerpinnes, entre le petit écran et les planches. Mais en cette fin de semaine, c’est dans la capitale et sur scène qu'il passera son temps.

Sigreid Descamps, Photo DR |

 

Rencontre avec le public

J’ai quitté Bruxelles voici quelques années pour m’installer à Gerpinnes, dans la région de Charleroi. J’y passe le plus clair de mon temps. Je fais partie de ces gens qui n’ont pas de voiture. Je me déplace uniquement en transports en commun. Cela me prend deux bonnes heures pour rejoindre Bruxelles, où j’ai conservé un pied-à-terre. C’est plus facile lorsque je joue ou je suis en tournage, cela m’évite des longs allers-retours. Ces derniers temps, comme ce week-end, je suis souvent à Bruxelles, que j’aime beaucoup. Depuis le 8 février, je joue tous les soirs (sauf le lundi, NDLR) au Théâtre des Martyrs, où je reprends « L’Avenir dure longtemps ». Vendredi soir, je serai donc sur scène. Après la représentation, je resterai un moment sur place. La vie nocturne a beaucoup changé à Bruxelles. Il y a quelques années encore, vous pouviez voir des terrasses bondées jusqu’aux petites heures, sur la place Flagey notamment. Maintenant, tout le monde ou presque ferme vers minuit, une heure. Heureusement, le théâtre des Martyrs dispose d’un espace où l’on peut prendre un verre et discuter avec les gens après le spectacle. Et j’aime cela : échanger avec le public après avoir joué. C’est propre au théâtre, la télé et le cinéma n’offrent pas cela.

Sport et détente

D’ordinaire, le week-end, je suis en mode papa à temps plein. J’ai deux enfants, Léonie et Jules, trois et six ans. Des âges où le cycle de sommeil s’achève tôt : je suis généralement debout vers 6h, 6h15. Je laisse mon épouse se reposer et je consacre la journée aux enfants. Nos activités dépendent de la météo : s’il fait beau, on va faire du vélo, se balader… la région propose de nombreux coins de promenade. S’il pleut, on reste à la maison ou on va dans une salle de jeux couverte. Mais là, mon emploi du temps m’oblige à rester à Bruxelles. Je vais donc en profiter pour faire la grasse matinée samedi matin et m’occuper de moi (rires). Ensuite, j’irai à la salle de sport. Je vais sans doute en profiter pour répéter au calme aussi. J’irais bien voir une exposition ou au cinéma, mais je dois bien avouer que je n’ai pas jeté un œil sur les programmes. Je n’aime pas trop prévoir ce que je vais faire, je préfère suivre mes envies du moment. Il est fort probable aussi que j’appelle des copains pour aller prendre un verre. J’adore aller dans de vieux cafés, que je fréquente depuis des années, avec des publics hétéroclites. Des lieux comme Le Pantin, L’Ultime Atome ou le Supra Bailli, à Ixelles, où je peux aller m’asseoir, observer les gens, discuter avec eux. Après quoi, vers 18h30, je serai au théâtre. J’ai besoin de ce temps pour me mettre en condition. Comme il s’agit d’un monologue, il faut être

Oxygène et retrouvailles

Le dimanche, je joue à 15h. Ce qui me laisse encore tout le temps le matin pour me reposer et m’oxygéner. J’irai me promener autour des étangs d’Ixelles. Si j’ai le temps, je pousserai jusqu’à la forêt de Soignes. Il y a peu de monde à ce moment de la journée, c’est assez reposant et inspirant. Après quoi, je monterai sur scène et puis, ce sera le retour, attendu, à la maison. Je n’aurai pas vu ma femme et mes enfants depuis mardi, c’est long, surtout pour eux. Parfois, ils viennent me rejoindre au théâtre. J’adore ce moment, surtout quand ils me crient « Merde ! » avant que je monte sur scène. Cela les amuse beaucoup car c’est le seul moment où ils sont autorisés à dire ce gros mot (rires).
L’avenir dure longtemps, jusqu’au 16 février au Théâtre des Martyrs, theatre-martyrs.be