Que faut-il attendre des soldes d'été ?

Parmi les secteurs les plus touchés par les suites du confinement, on trouve la mode. Mais la catastrophe n'est pas répartie de manière équitable: certains ont innové et fait décoller leur commerce. Tour d'horizon.

Ingrid Van Langhendonck, Photos Unsplash |

La vente en ligne a explosé

Il fallait s'en douter, mais en l'absence de magasins physiques, les achats en ligne se sont envolés, certains sites enregistrant des progressions de plus de 50%. La fédération française de l'habillement annonce en mai un bond de plus de 60% des ventes de mode en ligne et ce malgré la réouverture des points de vente dès le 11 mai dans toute la France. Cela fait plusieurs saisons que les enseignes les plus performantes sont celles qui ont su développer en parallèle un réseau mixte web/magasins. Ce sont donc sans surprise les grandes chaînes de prêt-à-porter qui s'en sortent le mieux, comme le groupe Inditex (Zara), H&M et Primark. Une bonne nouvelle qui se trouve pourtant tempérée par la chute des ventes en boutique, en associant les chiffres, on constate que le secteur de l'habillement dans son ensemble encaisse tout de même une baisse de plus de 20% sur la période.

 

Pas tous égaux

Comme dans chaque grosse crise économique, les dégâts ne sont pas équitablement répartis. Comme ce fut le cas lors de la crise de 2009, on constate cette fois encore que l'ultraluxe et l'ultracheap s'en sortent sans trop d'égratignures, alors que les marques en milieu de gamme encaissent les plus grosses pertes. Pourquoi? Au delà de la notion de 'revenge spending' qui a drainé par exemple des milliers de licents à l'ouverture de la boutique Hermès de Guangzhou, il se fait que le luxe reste un secteur de niche qui ne cherche pas la vente de masse et reste vivace même en période de crise. A l'autre bout de la chaîne, on trouve les marques les moins chères de prêt à porter, vers qui se tourne la grande majorité de la population qui cherche avant tout à faire des économies.

 

La mode demain

Alors que les grands magasins Harrod's ou des griffes comme Esprit, envisagent des plans de relance et annoncent des licenciements, on s'attend à des bouleversements et on se demande à quoi ressemblera notre expérience shopping à l'avenir. Il est évident que le plaisir et l'aspect expérience positive du shopping sera très difficile à maintenir avec les mesures de distanciation sociale. On a observé qu'après une aflfuence massive à la réouverture, nombre de boutiques et de centres commerciaux restent aujourd'hui déserts. Les changements que l'on attend profiteront à coup sûr au commerce en ligne, mais au delà des chiffres, on se demande quel genre de mode sera plébiscité par les consommateurs à l'avenir. Après la crise, la mode responsable affute ses arguments face à la fast fashion et espère que la mode de demain sera plus écoresponsable, locale, inclusive et équitable... On peut rêver.

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