Tour du monde des traditions insolites du Nouvel An

Chez nous, il est d’usage lorsque sonnent les douze coups de minuit le 31 décembre d’embrasser ses proches pour se souhaiter une belle année à venir. Dans d’autres coins du monde, on respecte d’autres traditions très symboliques, parfois… très étranges !

Par Sigrid Descamps. Photos : Pixabay. |

En Nouvelle-Zélande, on frappe sur des casseroles

Les Néo-Zélandais sont les premiers à passer le cap et ils le font avec fracas. Aux 12 coups de minuit, ils sortent leurs plus belles casseroles qu’ils frappent sans retenue pour générer un immense tintamarre. Le but ? Exprimer leur joie et l’espoir en l’année à venir. Un concert décalé généralement suivi de feux d’artifices.

Au Danemark, on casse la vaisselle

Autre région, autre tradition, elle aussi bruyante. Durant l’année, les Danois conservent leur vaisselle ébréchée, qu’ils sortent le 31 à minuit, pour la réduire en miettes dans la maison et dans le jardin. Le but ? Ca porte bonheur… et ça permet aussi de se défouler pour évacuer le stress accumulé durant l’année !

En Colombie, on rêve d’évasion

Le 31 décembre à minuit, ne soyez pas surpris de croiser de nombreux Colombiens une valise à la main. Celle-ci est vide, mais les Colombiens ont pour habitude le soir de l’an, de faire le tour de leur quartier de cette façon. Le but ? Provoquer la chance et offrir la possibilité de voyager.

En Argentine, on mise sur le rose

Porter des sous-vêtements roses le soir du réveillon porterait chance en Amour l’année à venir. Variante péruvienne : là-bas, on porte du rouge.

Au Pérou, on frappe le voisin

Autre tradition péruvienne : régler ses comptes avec ses voisins à coups de poing. On enfile donc des gants de boxe et on va régler ses différends pour démarrer l’année qui arrive libéré ! Il est aussi d’usage de préparer dans chaque maison, une grande poupée de chiffon revêtue de vieux vêtements des membres de la famille, qui sera brûlée à minuit, pour symboliser le passage à l’an neuf.

En Equateur, on fait partir l’an écoulé en fumée

Ici aussi, on brûle des mannequins, de papier ou de carton, parfois à l’effigie de politiciens. Le but ? Laisser derrière soi tous les aspects négatifs de l’année écoulée.

En Russie, on brûle ses vœux

Autre tradition enflammée : en Russie, on écrit un vœu sur un bout de papier, que l’on brûle à minuit. On en met ensuite les cendres dans une coupe de champagne que l’on s’empresse de vider afin de voir son vœu se réaliser durant l’année qui arrive.

En Estonie, on mange comme 12

Les Estoniens mangeraient 12 parts de repas le jour de l’An. Un plat pour chaque mois. Le but ? Acquérir la force de 12 hommes !

En Espagne, on gobe des raisins

Quand Minuit sonne, les Espagnols gobent 12 grains de raisins « de la chance » au rythme des 12 coups. Chaque raisin représente un mois de l’année. Le but ? Apporter chance, succès et prospérité tout au long de l’année.

Au Portugal, on démarre du bon pied

A Minuit, on glisse un billet dans sa chaussure et l’on fait mine de grimper sur une marche virtuelle, pour symboliser le passage à l’an neuf. Le but ? Amener argent et prospérité toute l’année.

En Angleterre, on se remplit les poches

Les Anglais mettent dans une de leurs poches, une pièce de monnaie, un peu de sel et un morceau de charbon pour sortir de chez eux, une fois que minuit a retenti. Le but. Apporter argent, nourriture et chaleur.

Au Japon, on nettoie à fond

Durant les derniers jours de l’an, les Japonais s’adonnent à l’ôsôji, qui consiste à nettoyer sa maison de fond en comble afin de la purifier et ainsi la préparer pour l’année qui arrive. Il est aussi d’usage, le 31 décembre, de se rendre dans un temple bouddhiste pour assister à la frappe de 108 coups de gong. Le but ? Purifier les âmes.

Au Guatemala, on lance l’argent

A minuit, on sort de chez soi et on file de l’autre côté de la rue. De là, on lance derrière soi 12 pièces (souvent 12 centimes). Le but ? Apporter chance et argent.

Aux Philippines, on allume tout

A minuit, on allume toutes les lumières de la maison. Le but ? Chasser les mauvais esprits.

Au Brésil, on honore la déesse de la mer

A Rio notamment, tout le monde se vêt de blanc, symbole paix et de pureté, et on lance des offrandes à la mer (fleurs, bijoux, parfums…). Le but ? Attirer les faveurs de la déesse de la mer, la Lemanja, pour qu’elle assure chance et bonheur. Si les offrandes reviennent sur la rive, cela signifie que la déesse les a refusées…

A Cuba, on jette les soucis à l’eau

Le soir du nouvel an, les Cubains jettent des bassines et des seaux d’eau par la porte ou par la fenêtre. Le but ? Se débarrasser de toutes les choses négatives de l’année écoulée, l’eau jetée emportant les tourments et tracas avec elle, et se purifier pour l’an qui arrive. 

Au Chili, on les balaie

Dans le même ordre d’idée, au Chili, on balaie devant sa porte le jour de l’an afin de chasser les mauvais esprits et les soucis.

Au Québec, on boit de drôles de cocktails

Le jour de l’an, il est d’usage de boire du « screech », un rhum de Terre-Neuve, après avoir embrassé une morue (le poisson, on précise !). Ou si le cœur vous en dit, un Sour Toe Cocktail, un verre de champagne dans lequel trempe… un gros orteil. Si vous arrivez à boire votre verre jusqu’à ce que vos lèvres touchent le morceau de chair, votre année sera belle.

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