Un vélo électrique en ville: testez avant d'acheter

Régulièrement, la rédaction teste de nouveaux produits, lieux, concepts... Et vous livre ses impressions. Comme beaucoup, on se demande s'il est vraiment intéressant d'investir dans un e-vélo. Avant de passer le cap, on a donc effectué des essais.

Par Sigrid Descamps. Photos Venilu |

A force de lire des articles sur le vélo électrique, et surtout, d’entendre les louanges de tous ceux qui y ont déjà succombé, on a décidé de monter en e-selle. Mais avant de débourser quelque 1 500 euros (prix moyen d’un vélo électrique), on a voulu tester. Plusieurs options existent : dans quelques villes par exemple, on peut tester un vélo durant mois via Provelo. A Bruxelles et dans le Brabant wallon, Chimp Bikes  loue des vélos 59,99 euros par mois (à raison d’un minimum de deux mois de location). De notre côté, nous avons reçu en prêt un modèle de la marque belge Venilu : un "Vida", pliable. Un modèle pratique quand on habite dans les étages supérieurs d’un immeuble à appartements (avec ascenseur, sinon, à moins d’avoir les bras et les mollets de Hulk on oublie l’escalier ;  ça pèse son poids ces engins), et / ou que l’on n’a pas de parking à disposition, ou encore pas envie de laisser sa monture en rue, même doublement cadenassée. A noter que l’engin se plie et se déplie facilement et qu’une fois plié, il occupe moins d’un mètre carré.

Et sur la route ?

Il paraît que le vélo, ça ne s’oublie pas. On confirme, la pratique revient vite. Par contre, quand on n’a pas été habitué à rouler en ville (et cela vaut aussi pour les modèles non électriques), le niveau de stress passe du simple au triple. C’est là qu’on se rend compte qu’il y a vraiment beaucoup de faux plats, voire de pentes, en ville. Et là, quand on n’a pas encore les mollets ad hoc, on bénit l’assistance électrique (surtout après une journée de boulot). Il y a également beaucoup de voitures, de bus… Et pas tant de pistes cyclables dès qu’on quitte les axes majeurs.

Par contre, une fois qu’on surmonte sa peur, qu’on a revu son code de la route à destination des deux-roues (des cours pour cyclistes sont disponibles, qui permettent de revoir les bases de la circulation sur deux-roues comme « Ne pas rouler trop près des voitures garées pour éviter l’ouverture d’une portière »), qu’on maîtrise les vitesses de son véhicule… On gagne de précieuses minutes. Pour exemple, un trajet entre deux communes bruxelloises « voisines » qui, d’ordinaire, demande 35 minutes  - en prenant un tram et un bus -, à vélo, on l’a effectué en… 14 minutes ! De quoi faire largement pencher la balance en faveur de ce mode de déplacement !

A noter si on passe le cap de la location vers l’achat, qu’en plus de l’acquisition du vélo, il faut également prévoir dans son budget du matériel de base : un bon casque, une veste de pluie style poncho (en Belgique, c’est un achat utile, voire nécessaire), un panier ou un sac assez large, et un ou deux cadenas. Il s’agit donc d’un réel investissement, d’où l’intérêt d’un test en amont.

 

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