Swatch Cities : des chefs-d'oeuvres aux poignets

La marque d’horlogerie suisse, Swatch a imaginé trois nouvelles collections de montres aux frontières entre l’art et l’urbain. C’est donc invité par la marque, que nous nous sommes rendus à Madrid pour découvrir de plus près une triple édition arty.

Par Anissa Hezzaz. Photos : D.R. |

Swatch a toujours noué une relation privilégiée avec l’art. Pas plus tard que cet été, la marque horlogère révélait sa collaboration avec le Rijksmuseum d’Amsterdam et ses trois modèles aux divers univers inspirés de ce dernier. Une ultime réussite qui a poussé Swatch à aller encore un cran plus loin dans sa création artistique : faire un voyage créatif et inspirant pour créer des collections spéciales en s’associant avec des artistes et collectif aux univers différents. Avec ce projet, l’horloger suisse s’engage à apporter soutien et visibilité à de jeunes créateurs et contribuer à leur formation artistique.

Premier arrêt : Madrid 

Le coup d’envoi de Swatch Cities a eu lieu à Madrid, du 22 au 27 octobre, où nous étions invités. Une ville choisie, non seulement parce qu’il s’agit d’une référence mondiale en matière de transformation urbaine, mais aussi pour les énergies positives et les idées nouvelles qu’inspire la vie madrilène à Swatch. De là sont nées différentes éditions de la Swatch.

Swatch x You

D’abord, Swatch X You, un service de personnalisation, qui depuis le 25 octobre dernier propose encore plus de fonctionnalités qu’avant. Il vous permet de customiser votre montre au gré de vos envies à partir de canevas savamment travaillé. 

Au total, ce sont 6 designs qui sont à votre disposition. Toutefois, cela ne signifie pas que vous êtes restreints à six modèles de montres différents : la personnalisation est ici poussée à l’extrême puisque chacun peut concevoir sa propre montre et en faire un modèle unique. Et c’est précisément ici que la subtilité de Swatch joue. En vous rendant sur leur site internet, vous pourrez créer votre montre en la faisant glisser virtuellement sur l’un des six thèmes proposés, divisés en trois thèmes distincts : le pouvoir de la nature, la folie géométrique et enfin, les histoires de rues. Ensuite, une fois que vous aurez choisi le dessin qui vous plait le mieux, vous aurez le choix entre un mécanisme de couleur gris ou noir. Bref, quelques clics suffissent à transposer un chef-d’œuvre sur son poignet. 

D’autres canevas réalisés grâce à la collaboration d’une part, avec le collectif d’art urbain Boa Mistura, d’autre part, avec le musée Thyssen-Bornemisza, ont aussi vu le jour dans le cadre du concept Swatch Cities. 

Boa Mistura, la collab’ la plus urbaine 

Cette première collaboration avec le collectif Boa Mistura, est l’un des exemples parmi d’autres, qui a laissé son empreinte durable sur le terrain de jeu. À Madrid, le vieux marché Mercado San Cristobal, a subi une métamorphose en seulement dix jours. Cet endroit, situé dans un quartier défavorisé, n’attirait plus personne. Il a été entièrement repeint et grâce aux couleurs vives choisies par l’artiste, Swatch espère ainsi redonner vie à ce lieu. En grosse lettre, on peut y lire « La vida es movimiento » ( la vie est mouvement), quelques mots qui, ensemble, forment un espèce de mantra qui redonnent espoir aux locaux. 

Des montres arty 

Swatch a également signé trois modèles aux univers variés avec le musée Thyssen-Bornemisza.Tirée de « New York City 3 », l’œuvre bien connue de l’artiste Piet Mondrian, la première montre s’intitule « The Red Shiny Line » et reprend le design et les lignes de son œuvre. La deuxième, la montre « Gracious Bouquet » s’inspire du tableau « « Chinese Vase with Flowers, Shells and Insects » de Balthasar Van der Ast. Des touches subtiles de bleu néon viennent entourer l’iconique fleur d’iris lui conférant son caractère si particulier du 17 siècles. Et enfin, la dernière montre « Sleepy garden », représente la peinture expressionniste de Franz Marc, « The Dream ». Teintée de sens symbolique, cette pièce reproduit la palette de dégradé caractéristique de l'artiste. 

Passion d’art

Promouvoir l’art en l’accrochant aux poignets : c’est la mission que s’est donnée Swatch. « C’est même quelque chose qui est né avec Swatch depuis le premier projet, puisqu’on a collaboré avec un artiste déjà en 1984 », précise Carlo Giordanetti, directeur artistique de Swatch. Au fil du temps, la marque horlogère a pu se permettre de collaborer avec des artistes de grandes renommées : le styliste indien Manish Arorale, le cinéaste français Enki Bilal ou encore l’espagnol Pedro Almodóvar. Bref, pour la marque, travailler avec des artistes fait partie de leur manière de réfléchir. 

Un subterfuge pensé également pour faire d’une simple montre un véritable objet de luxe. Si les montres Swatch se vendent à des prix accessibles, cela fait partie d’une volonté de la marque depuis toujours qui compte bien continuer sur cette lancée pour conserver sa valeur ajoutée. Pour Carlo Giordanetti, « c’est un objet de luxe intellectuel qui n’a rien à voir avec l’argent que vous dépensez, mais avec la proximité émotionnelle et intellectuelle que vous procure l’objet ». 

Le plastique comme objet de luxe 

Dans cette lignée, Swatch voit dans le plastique une matière à haut potentiel. « Le plastique offre aux artistes une plus grande possibilité. Une possibilité de décliner la matière dans plusieurs couleurs, comme ils l’entendent ». 

« Dans le monde de l’horlogerie, le plastique est presque vu comme un blasphème. Mais notre mission, c’est de rendre ses lettres de noblesse à une matière qui n’est pas noble ». Une mission que Swatch prend très à cœur.  

Après Madrid, le voyage Swatch Cities se poursuivra d’abord à Shanghai avant de revenir en Europe dans d’autres grandes villes, par exemple, à Milan. Autant de destinations qui donneront lieu à de nouvelles créations qu’on a déjà hâte de découvrir !

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