
La Génération Z est-elle en train de transformer la location de vacances en machine à cash ? C’est ce que suggère un article publié récemment par Business Insider. Selon le média américain, sur TikTok et Instagram, des super-hébergeurs d’Airbnb se vantent de sous-louer leurs locations, et de gagner une petite fortune par la même occasion. Mais de quoi parle-t-on au juste ?
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L’Airbnb arbitrage, c’est quoi ?
Ce nouveau concept lucratif se surnomme l’Airbnb arbitrage, et il repose sur un modèle simple mais astucieux. Il s’agit de louer un appartement ou une maison à long terme, puis de le sous-louer à court terme sur les plateformes comme Airbnb. Le locataire signe donc un bail traditionnel avec un propriétaire, mais au lieu d’y vivre, il le propose aux voyageurs à la recherche de séjours temporaires. La clé de cette stratégie réside évidemment dans la différence entre le loyer payé au propriétaire et les revenus générés via Airbnb. Si la marge est positive, l’entrepreneur encaisse le bénéfice.
« Je gagne 180 000 dollars par mois grâce à des propriétés que je ne possède même pas », explique ainsi l’influenceuse l’Américaine Hailie Anderson, 21 ans, à ses plus de 30 000 abonnés TikTok. Un autre influenceur affirme payer environ 100 000 dollars de loyers chaque mois, mais réussit à se dégager un bénéfice allant jusqu’à 80 000 dollars en sous-louant ces logements sur Airbnb, Vrbo et Booking, selon le média américain.
Pourquoi cette stratégie séduit la Gen-Z ?
Car cette génération née entre 1996 et 2012 a été baignée dans la crise financière et, parallèlement, dans la montée en puissance de l’économie numérique. Elle a, depuis toujours, été largement habituée à des modèles disruptifs comme Uber ou le dropshipping. Elle trouve dans l’Airbnb arbitrage un modèle adapté à son désir d’indépendance d’une part, mais qui lui permet aussi de générer un revenu complémentaire sans acheter de bien immobilier. Car oui, l’accès à la propriété reste un rêve lointain pour de nombreux jeunes adultes. Dans ce cadre, l’Airbnb arbitrage répond à cette réalité souvent difficile.
Ces entrepreneurs en herbe peuvent donc, d’une certaine manière, entrer dans le jeu de l’immobilier tout en contournant les obstacles financiers habituels, comme se dégoter un apport de base puis payer de coûteux frais de notaire. Il suffit de trouver un propriétaire ouvert à cette stratégie, et de s’assurer que les réglementations locales permettent la sous-location à court terme, un point crucial à vérifier avant de se lancer.
Des avantages et des risques
L’atout de l’Airbnb arbitrage est sa rentabilité rapide. Avec les prix croissants des séjours à court terme, notamment dans les grandes villes, il est facile de se faire une marge confortable. Certains vont même jusqu’à gérer plusieurs propriétés à la fois, se créant ainsi un réseau de locations générant des milliers d’euros par mois.
Néanmoins, cette stratégie n’est pas sans risques. L’un des défis majeurs est de gérer l’occupation. En période basse, lorsque les réservations se font rares, le locataire doit tout de même payer son loyer. D’autre part, certaines villes imposent des restrictions strictes concernant les locations de courte durée. Paris, Amsterdam ou Barcelone, par exemple, appliquent des réglementations qui limitent fortement l’essor de l’Airbnb arbitrage. De plus, convaincre un propriétaire de vous laisser sous-louer son bien peut être un véritable challenge, surtout si celui-ci est méfiant ou peu familier avec ce type de business.
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