
Depuis samedi soir 23h45, on connaît les noms des quatre demi-finalistes de cette saison très vocale de la Star Ac’. Mais probablement, durant toute la soirée, avant de savoir qui rejoindrait Léa dans le carré final, les fans de la Star Academy ont scruté des détails… qui n’en sont pas vraiment. Car à chaque début de prime, l’effet de surprise est là : que porteront les académiciens ? Quels looks les mettront (un petit) plus en valeur ? Avec, en filigrane, cette autre question qui obnubile les fans en quête d’inspiration vestimentaire : où se procurer ces pièces à l’aura de star ?
On a les réponses à ces questions. Christian, fondateur du site et du profil Instagram Fringues De Séries, aussi. En 2010, il a commencé à s’intéresser aux tenues portées par les acteurs dans certaines séries plutôt fashion, comme Gossip Girl. Professeur dans un lycée à la ville, passionné de cinéma dans le privé, il vu son nombre de followers exploser quand la Star Academy a repris du service sur les petits écrans, il y a trois ans. Depuis, ses samedis soirs – et les heures qui suivent –, il les passe à scruter les looks des candidats du prime. Et il aime ça : résoudre une énigme et, ensuite, répondre à la demande, par pur esprit de partage. « Je repère les vêtements, je me les repasse sur le replay. À force, mon œil est aiguisé pour repérer les marques. Je sais que cette année il y a beaucoup de similicuir, de denim, de pièces de chez Zara. Je peux utiliser aussi un programme d’images qui fera de la reconnaissance pour identifier les vêtements. Sinon, ma solution la plus simple est d’appeler la styliste de la Star Ac’, Julie Basselin. Il arrive aussi que les marques me contactent directement pour me dire que ce sont leurs créations qui sont portées sur le prime ».

Le jeans et la marque sur-mesure que tout le monde s’arrache désormais
Parmi celles-ci, une griffe émergente sur laquelle le public de la Star Academy a jeté son dévolu. « Pendant le prime de samedi dernier », nous confie Christian, « j’ai reçu plein de demandes de renseignements concernant le jeans en dentelle porté par Léa ». Fin du suspense : il est signé Adamona Paris. Jeune marque française ne versant pas dans le prêt-à-porter, encore peu connue du grand public – mais c’est visiblement en passe de changer –, elle a été lancée en 2022, tout doucement. Mona a ça dans le sang. Née au Maroc d’une maman couturière qui lui confectionnait, par manque d’argent, ses vêtements, elle s’est rapidement mise au dessin, avant de transformer ses croquis en réalité. « Je pense que ça a créé un traumatisme chez moi, de porter des vêtements cousus par ma maman ». Mais ça a été sa force aussi : se différencier par le look, par des pièces uniques. C’est ce qu’elle reproduit aujourd’hui avec Adamona.

« C’est la première année que mes vêtements sont portés à la Star Academy. Mais avant cela, j’ai collaboré avec des artistes comme Gims, Slimane, Soprano… Ils me contactent pour que je crée des vêtements selon leur personnalité ». La spécificité des créations de Mona ? « Le côté déstructuré, hybride, le mélange des matières, la qualité évidemment et la coupe. Quand on a une maman couturière, on sait que la coupe fait la différence ! Un vêtement, c’est une posture. » Et ce qui fait la beauté d’une pièce, c’est aussi sa rareté. C’est pour que ça que Mona, prise d’assaut par les demandes tout au long de cette saison de la Star Ac’, veut continuer à produire en éditions limitées, du sur-mesure.

Comme pour ce jeans aperçu samedi dernier sur Léa. « J’ai reçu tellement de demandes que je n’ai pas encore répondu à tout. J’ai été étonnée de constater qu’elles venaient aussi bien de jeunes que de personnes plus âgées. Peut-être que les gens vont oser, en voyant ce genre de vêtements portés à la Star Ac’, s’habiller différemment. En tout cas, même si je reçois 1000 demandes pour confectionner ce jeans, je ne ferai que les 50 premiers. Tout simplement parce que je trouve désolant que les gens s’habillent tous pareil. C’est important qu’une pièce de vêtement exprime la personnalité de quelqu’un. »

Depuis le premier prime de cette saison de la Star Academy, Mona voit ses pièces portées à chaque prime. Au début, « ce devait être pour une émission ou deux. Maintenant, c’est systématique. Au début, je recevais de la part du stylisme la DA (Direction artistique) recherchée et j’envoyais les pièces que j’avais en fonction, sans savoir si elles seront portées. Maintenant, je connais les silhouettes et j’envoie spontanément des pièces, sans que la Star Academy ne me le demande, au fur et à mesure ». Parce que, désormais, Adamona Paris parle d’elle-même. « Au fur et à mesure, ma signature, décalée et osée, est devenue reconnaissable ».
Mona a hésité avant de franchir le pas, mais c’est désormais décidé : dans un mois son site de vente en ligne, mais toujours dans un esprit de nombre limité de pièces, sera opérationnel. « On est très peu chez Adamona. On fonctionne sans stock. Une fois qu’on a reçu les mensurations du client, il faut compter une dizaine de jours avant livraison du vêtement ». Et un prix de départ autour de 300 euros (établi en fonction des matière, des heures de travail…) pour cette pièce d’artiste, ce jeans rehaussé de dentelle, porté samedi dernier par Léa.
Le look décrypté des cinq derniers académiciens

Si une autre jeune marque a beaucoup fait parler parmi les fans de la Star Ac’, c’est parce qu’elle a pris d’assaut le château de Dammarie-les-Lys. Tous les académiciens (ou presque) ont porté un des hoodies et joggings (voire même une écharpe) de la marque de streetwear SAÉ, reconnaissable par sa petite poche avant surmontée d’un trait orange. Un beau coup de boost pour ces jeunes labels qui ne demandent qu’à voir grandir leur notoriété. D’autant plus que, comme le souligne Christian, notre « détective » de looks, « environ 80 % des vêtements portés sur les primes proviennent de marques connues de prêt-à-porter. Ce qui est bien, ce sont les 20 % restants. Pour chaque prime, le stylisme de la Star Academy recherche des créations pas ou peu connues qui font, par exemple, du recycling de denim ».
Le denim, justement, fait partie des codes vestimentaires de cette saison, avec les bombers, le similicuir et un peu de paillettes, évidemment. Des éléments qu’on retrouve régulièrement sur les élèves, dont la personnalité, au fil des semaines, dessine plus clairement le look sur les primes, comme le souligne Christian, qui décrypte chaque style, aux portes des demi-finales.
Ambre : « Elle porte souvent du similicuir, noir ou rouge. Quelque chose de plutôt rock ». (ici, en top similicuir Bershka),

Léa : « Un peu de glamour, de transparent aussi et pas mal de noir ». (ici, Léa porte une robe à franges Pretty Little Thing).

Sarah : « Il y a un côté diva aussi, avec des tailleurs et beaucoup de robes aussi ». (ici, Sarah porte une robe Asos Design)

Bastiaan : « Ce sera souvent le look bomber ou veste en jeans ». (ici, il porte une chemise denim Momej. Anouk, elle, porte une jupe Zara et un top Bershka).

Victor : « Il porte très souvent des vêtements trouvés au rayon femmes. Comme des vestes, de tops… ». (ici, pantalon et veste Zara femme. Photo de droite: sweat Zara coupé).
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