
La Fashion Week de Paris bat son plein avec, comme à chaque édition, une succession de défilés tous plus modes les uns que les autres. Il y a eu le défilé Dior avec la présentation des créations de son directeur artistique Jonathan Anderson, mais aussi le show de la marque au nom très provocant, Matières Fécales.
La soirée du mardi 29 septembre a été marquée par le défilé Saint Laurent. L’événement était d’autant plus attendu car il s’agissait du dernier tour de piste de son directeur artistique, le Belge Anthony Vaccarello. Cela faisait 10 ans que le natif de Bruxelles occupait ce poste. Forcément, il fallait proposer un spectacle à la hauteur de cette décennie.
L’or dans tous ses états
Anthony Vaccarello s’est offert un somptueux écrin pour sa dernière chez Saint Laurent. Le défilé a eu lieu sur le parvis du Trocadéro, au pied de la Tour Eiffel, qui scintillait de mille feux pour l’occasion. Le créateur a délivré une véritable déclaration d’amour à l’or. Les pièces imaginées brillaient dans la nuit parisienne, offrant aux spectateurs un monochrome presque hypnotisant, jouant au passage sur les textures et les matières. L’une des pièces fortes du défilé était ce long manteau de type trench à la fois cintré et orné de manches légèrement oversize. L’or a aussi trouvé sa place sur des vestes sahariennes, des jupes midi, des robes cocktails… Il était tantôt satiné, froissé, jouant la surprise à chaque apparition d’un nouveau mannequin.
Cette ode à l’or est avant tout un joli clin d’œil, mais surtout un hommage à Yves Saint Laurent. Le célèbre couturier français évoquait souvent son amour pour cette nuance de jaune déclarant : « J’aime l’or, c’est une couleur magique ». Une phrase qui était d’ailleurs présente dans la note d’attention d’Anthony Vaccarello. Le Belge mentionnait dans ce document « Ce qui s’en va laisse parfois plus de lumière que ce qui demeure ». Une petite phrase qui sous-entendait un départ de la maison Saint Laurent.
L’empreinte Vaccarello chez Saint Laurent
En 10 ans, Anthony Vaccarello a réussi à imprimer sa patte au sein de la griffe française. Il s’est aussi inspiré de l’héritage laissé par Hedi Slimane, son prédécesseur. Cela a donné des silhouettes sensuelles, rock, mais toujours élégantes. Le créateur formé à La Cambre a souvent misé sur des vêtements sombres mettant le noir à l’honneur. Il est également resté fidèle aux fondamentaux d’Yves Saint Laurent en imaginant de sublimes smokings, des vestes sahariennes… D’Anthony Vaccarello, on gardera aussi les épaules structurées et puissantes, les jeux de transparence à travers des voiles, de la dentelle…, la place du métal dans ses créations et bien plus encore.
Comme très souvent, la même question se pose lorsqu’un créateur tire sa révérence après de nombreuses années au sein d’une prestigieuse maison de haute couture. Olivier Rousteing a rebondi chez Rabanne après 14 ans à la direction artistique de Balmain. Le Belge Pieter Mulier est désormais chez Versace après cinq belles et fructueuses années chez Alaïa. La réponse sera peut-être dévoilée dans quelques semaines ou mois. Peu importe la suite, Anthony Vaccarello a définitivement écrit l’un des plus beaux et lumineux chapitres de Saint Laurent.
En vidéo, découvrez pourquoi les mannequins seniors sont les nouvelles stars de la mode et des défilés :
Ne manquez plus aucune actualité lifestyle sur sosoir.lesoir.be et abonnez-vous dès maintenant à nos newsletters thématiques en cliquant ici.
Sur le même sujet


















