L’ANTE festival ouvre les portes de demeures bruxelloises aux histoires méconnues

L’ANTE festival ouvre les portes de demeures bruxelloises aux histoires méconnues - La Maison Picard à Schaerbeek - Sigrid Descamps - Journaliste

Durant les premiers week-ends d’octobre, Bruxelles accueille la seconde édition de l’ANTE Festival. L’occasion de découvrir 28 bâtiments remarquables du « long XIXe siècle », dont certains sont le plus souvent fermés au public. Nous avons, en amont des festivités, poussé les portes de deux d’entre eux.

Sigrid Descamps Journaliste
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Endre Sebok

Souvent éclipsée par la renommée de l’Art nouveau et de l’Art déco, l’architecture du XIXe siècle constitue pourtant l’un des fondements du paysage bruxellois actuel. C’est avec l’envie de la mettre en avant qu’Explore Brussels (déjà derrière le très couru BANAD festival) a donc lancé l’ANTE festival. L’idée ? Faire découvrir au plus grand nombre – cette année, durant les deux premiers week-ends d’octobre –, des lieux remarquables du « long XIXe siècle », à savoir érigés entre 1780 et 1920 environ.

Parmi les espaces qui ouvriront leurs portes au public durant ces week-ends, des adresses connues comme la prison de Forest, l’ancien siège de la CGER (qui abrite désormais l’hôtel Fleur de Ville), le Palais d’Egmont, la Bourse, les galeries Royales… et d’autres, moins, dont certains qui se dévoilent pour la toute première fois. En amont du festival, nous avons décidé visité deux d’entre eux, dans deux registres totalement différents.

L’atelier Ernest Salu

Direction Laeken tout d’abord et son impressionnant cimetière, surnommé « Le Père Lachaise de Bruxelles ». Reposent ici nombre de notables des siècles passés dans des tombes et caveaux grandiloquents, ornés de vitraux, de statues (il y a même une réplique du Penseur de Rodin). Les regards les plus attentifs apercevront surtout en bas de nombreuses tombes, une signature : Salu. « En moyenne, six monuments sur dix sont signés de ce nom », nous précise notre guide Tom Verhofstadt, membre de l’ASBL Epitaaf, une association de passionnés d’art et d’archéologie funéraires, qui gère, entre autres, les visites de l’ancien atelier Ernest Salu.

Car derrière le nom de Salu se cachent en réalité trois personnes, Ernest Salu, premier du nom, son fils et son petit-fils. Trois générations d’artistes, sculpteurs, et aussi hommes d’affaires avisés. À l’âge d’or de l’art funéraire, leur atelier a produit (de 1872 à 1984) une grande partie des pierres tombales, statues, vases… que l’on peut admirer aujourd’hui dans le cimetière voisin. « D’un point de vue commercial, c’était hyper stratégique. L’atelier était visible de (....) », poursuit le guide en souriant.

ANTE Festival, du 3 au 11 octobre 2026, explore.be

L’ANTE festival ouvre les portes de demeures bruxelloises aux histoires méconnues - Sophie Voituron. - Sigrid Descamps - Journaliste
Sophie Voituron.

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