
Un écrin à Bruxelles
C’est en 1974 que la Maison prend ses quartiers à Bruxelles. Il s’agit de la première boutique « Les Must de Cartier », installée Galerie Louise et suivie, trois ans plus tard, de la boutique de l’hôtel Hilton. Finalement, en 2007, Cartier s’installe au 54 Boulevard de Waterloo, l’artère la plus prestigieuse de la capitale, où se rassemblent toutes les vitrines des plus grandes maisons de luxe. En 2024, la Maison vient de procéder à une rénovation historique, en résonance avec l’identité et la singularité de Bruxelles. Comme dans de nombreux projets, la marque a mobilisé à la fois des artistes et des artisans, dont le bureau d’architecture intérieure Friedman et Versace, et leur a donné pour mot d’ordre de s’inspirer de la ville dans laquelle vient s’inscrire cette nouvelle boutique. On trouve donc des références à Bruxelles, ses monuments et ses bâtiments historiques dans de nombreux détails de la rénovation.
Découvrez en vidéo notre visite :
Une promenade comme au musée
Cette boutique entièrement rénovée, se veut être un écrin au moins aussi précieux que les joyaux qu’elle renferme. On pénètre dans un espace qui s’articule entièrement autour du puits de lumière naturelle apportée par son jardin d’hiver autour duquel les différents espaces se déploient, avec comme fil rouge, une réinterprétation permanente de la nature. Dans l’espace dédié à la joaillerie on trouve une œuvre magistrale qui met à l’honneur la panthère, l’animal emblématique de la Maison, mais aussi une mise en scène dans un environnement évoquant les Serres Royales de Laeken. Cette œuvre a été réalisée en staff par l’Atelier Blundell & Therrien dans un « Plâtre de Paris », un matériau composé de plâtre modelé associé à de la filasse végétale. Certains métiers dits « oubliés » sont ici représentés.

Parce que l’ambitieuse rénovation se veut aussi une vitrine de la démarche écoresponsable de la Maison, le cahier des charges du travail des architectes et de l’ensemble des prestataires demandait que tous les matériaux utilisés proviennent soit de Belgique, notamment les textiles, soit de France ou d’Italie pour le marbre. Le parquet marqueté est issu de bois collecté dans des forêts durables, les briques du sol de la terrasse sont en pierres recyclées, les tapis sont en éconyl, un nouveau matériau recyclé qui offre une très efficace alternative à la laine dont la confection demande énormément d’eau. Au-delà de cela, un important travail a été fait pour que la boutique soit la plus vertueuse possible en consommation d’eau et d’énergie. Un luxe plus green, sans rien concéder à la magie de l’excellence, voilà le défi des maisons de luxe aujourd’hui. Il n’en reste pas moins que cette nouvelle boutique se visite comme un musée…
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