
Vous avez froid ? Votre cerveau aussi. Ce qui n’est ni un drame, ni une maladie. Il faudra d’ailleurs se faire à l’idée que l’hiver fait partie d’un cycle perpétuel qu’il est inutile de diaboliser chaque année. Il n’empêche que notre corps s’adapte durant les mois les plus froids. Notre cerveau, notamment, est susceptible de subir quelques changements.
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Une chute de l’humeur
Ces changements se manifestent de différentes façons. L’un d’entre eux réside dans le trouble affectif saisonnier (TAS). Cette affection très courante liée au changement de saison – et donc au passage de la chaleur et de la luminosité au froid et à l’obscurité – a un impact sur l’humeur. Concrètement, la baisse de lumière naturelle du soleil et nos changements d’habitude incitent notre corps à produire moins d’hormones régulatrices de l’humeur, aussi appelées sérotonines.
Cela conduit notre cerveau à métaboliser plus vite ce qu’il a, entraînant un déséquilibre des substances chimiques à l’intérieur qui peut rendre difficile la régulation de nos émotions. Résultat ? Un niveau plus élevé d’anxiété et un sentiment de dépression qui peuvent affecter particulièrement celles et ceux qui souffrent de troubles cérébraux ou de troubles de l’humeur.
Des performances cognitives moindres
Fait moins connu, les mois d’hiver influent sur notre capacité à accomplir des tâches délicates. Les scientifiques ont en effet démontré que nous serions moins performants dans nos tâches cognitives en hiver. À l’inverse, on observe une activité cérébrale plus importante au milieu de l’été. Ce qu’il est important de comprendre, c’est que notre cerveau ne dispose pas des mêmes ressources selon les saisons, et qu’il doit donc utiliser des méthodes différentes pour accomplir les mêmes tâches d’un mois à l’autre. De quoi être un peu plus conciliants avec nous-mêmes.
Comment contrer ces changements ?
D’abord grâce à l’alimentation. On renforce donc ses niveaux de vitamine D, B12 et de folate pendant les mois d’hiver. Les vitamines B12 se trouvent dans les viandes (essentiellement bœuf, porc, foie et autres abats), les œufs, les céréales enrichies, le lait, les palourdes, les huîtres, le saumon et le thon. L’acide folique se trouve quant à lui dans les légumes verts (épinard, mâche, avocat, courgette, petit pois…) et rouges (fraise, framboise, cerise). On conseille également de consommer un supplément quotidien de vitamines D pendant l’automne et l’hiver.
Pour compléter cette routine alimentaire, on veille à rester actif et à adopter une bonne routine de sommeil. Rien de nouveau sous le soleil ! Une habitude moins répandue consiste à faire appel à la luminothérapie. Il s’agit de s’exposer à une lumière artificielle spécialement conçue pour imiter celle du soleil, afin de réguler l’horloge biologique et combattre les effets de la dépression saisonnière. Elle serait ainsi idéale pour booster l’humeur et améliorer le sommeil.
Si vous pensez souffrir de troubles affectifs saisonniers plus sérieux, le mieux reste évidemment de demander conseils à votre médecin traitant.
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