
Ce week-end, le célèbre festival international d’électro Tomorrowland fêtait ses vingt ans. Vingt ans d’une aventure hors du commun qui a failli partir en fumée cette année. Au lendemain de l’incendie, les doutes concernant le maintien du festival et de sa prestigieuse programmation allaient bon train. Et pourtant, le phénix a su renaître des cendres de l’incendie, pour le plus grand bonheur des festivaliers.
Une édition au goût d’inédit
Suite à la destruction intégrale de la scène baptisée « Orbyz », les produits dérivés inspirés du thème de l’année ont incarné le paradoxe d’une histoire qui n’a pu être racontée. L’ironie veut qu’Orbyz ait donné lieu à une adaptation en roman et en bande dessinée qui devait justement être commercialisée pour l’ouverture du festival. Désormais coupés de leur point d’ancrage scénique, les ouvrages vendus dans les boutiques de Tomorrowland ont d’autant plus excité la curiosité des « People of Tomorrow » (nom donné aux festivaliers). Premier comic book produit par Tomorrowland, The Odes of Orbyz figure déjà parmi les best-sellers des ventes de produits dérivés à l’instar de sa version romanesque.

Une programmation qui séduit toujours autant
Avec David Guetta, Martin Garrix, Alan Walker et Charlotte de Witte en tête d’affiche de la mainstage pour le premier week-end, le public était au rendez-vous au pied de la « rescue stage ». Placée devant la structure calcinée de la mainstage, la scène d’appoint dotée d’un écran géant de 70 mètres de long n’a pas déçu la foule, sans bien sûr pouvoir concurrencer ce qu’aurait été Orbyz.
Demeurées intactes, toutes les autres scènes ont accueilli des pointures, telles que Holy Priest et Hi-Lo sur la stage Atmosphere, Lost Frequencies sur la stage de The Great Library, Mind Against, DJ Boring sur la stage de The Core… Comme chaque année, toutes les nuances de l’Electro-pop à la Techno dure en passant par le Drum’N’Bass et la House, étaient représentées.
Des nouveautés événementielles aussi bien que structurelles
Sept ans après le décès du célèbre DJ suédois, Avicii, le festival de demain rend hommage à la star avec un concert exclusif : Avicii Forever. Célébrant la sortie le 16 mai dernier d’une compilation éponyme ainsi que d’une chanson inédite avec Elle King, Avicii Forever est un concert posthume qui a touché en plein cœur les fans du jeune DJ. L’événement a eu un tel succès que tous les produits dérivés en lien avec Avicii affichent déjà sold out.

Côté nouveautés, une nouvelle scène baptisée « Planaxis » a été révélée à l’emplacement de la scène Youphoria. Retravaillée à partir de l’ancienne scène champignon, Planaxis offre au regard un immense coquillage émergeant des flots au milieu des lumières stroboscopiques. Dotée du même nom que la mainstage de 2018, celle-ci se veut un clin d’œil à cette édition qui s’était déroulée en suivant le thème des fonds marins.

En vidéo, découvrez l’une des nouveautés technologiques de ce festival :
Cette année, le festival a vocation a être plus accessible aux personnes malvoyantes en collaboration avec Pringles. Grâce à une technologie innovante (bien plus intuitive qu’un QR code), des codes seront installés sur plusieurs points clés du site pour aider les festivaliers non-voyantsa également lancé une initiative plus discrète mais d’une grande utilité : l’installation de QR code Navilens dans la zone du camping dédiée aux personnes à mobilité réduite. Innovation espagnole déjà bien implantée dans les grandes villes d’Espagne, ces QR codes permettent aux personnes malvoyante et non-voyante de s’orienter et se repérer en toute autonomie : une première dans un festival belge.
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