
Ici, on skie pour moins de 50 euros par jour, hébergement inclus. Son nom ? Artouste. Au menu : un décor brut et sauvage, dominé par l’imposant Pic du Midi d’Ossau. Exit les boulevards damés et les galeries marchandes de luxe. Nichée dans les Pyrénées-Atlantiques, Artouste cultive l’authenticité.
Pourquoi vous ne devriez pas porter vos UGG quand il neige
C’est aussi la station qui truste le classement des tarifs les plus bas depuis quelques années. Le tarif journalier n’est que de 46 à 47 euros par jour, des prix qui semblent tout droit sortis des 90’s. Et, pour une fois, il n’y a pas de piège. Là où ailleurs le ticket d’entrée frôle la soixantaine d’euros, Artouste affiche un forfait journée adulte à 24 euros (et même 11 euros pour les enfants !). Ajoutez à cela des hébergements dans le village de Fabrèges qui restent très doux – environ une vingtaine d’euros par nuit et par personne si vous remplissez un appartement de quatre – et l’équation est résolue. Le prix d’un simple déjeuner en altitude à Courchevel.
Le « slow ski » : une autre façon de skier
Évidemment, à ce prix-là, il ne faut pas s’attendre à avaler des centaines de kilomètres de pistes. Artouste, c’est le choix du « slow ski ». Avec ses 25 km de descente et ses 17 pistes qui serpentent entre les sapins, le domaine est intimiste. Le ski y est davantage synonyme de détente que de performance. On vient pour skier cool, loin de la foule, pour apprendre sans stress, ou simplement pour se reconnecter à une montagne qui n’a pas été bétonnée. Le silence et la vue imprenable sur le Parc National des Pyrénées vient contrebalancer le faible débit des télésièges
Pour celles et ceux dont le coeur balance vers les Alpes, les stations de Réallon (Hautes-Alpes) avec sa vue sur le lac de Serre-Ponçon, ou de Gresse-en-Vercors (Isère), proposent cette même philosophie de ski à taille humaine sous la barre des 50 euros.
Le vrai prix de la liberté
Bien sûr, pour tenir ce budget serré de moins de 50 euros, il y a quelques règles du jeu à connaître. Ce tarif « tout compris » couvre l’essentiel : un toit et l’accès aux remontées. Pour le reste, c’est à vous de jouer le jeu de la débrouille conviviale : on cuisine sa tartiflette à l’appartement plutôt que d’aller au resto, et on pense à emprunter le matériel de ski d’un pote si on veut éviter la location sur place.
Quoi qu’il en soit, Artouste prouve que la montagne n’a pas besoin d’être hors de prix pour être belle. Une invitation à consommer moins mais mieux, les yeux rivés sur le Pic du Midi d’Ossau…plutôt que sur son app bancaire.
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