
Mais ça, c’était avant Jacob Elordi. Ce dimanche, aux Critics Choice Awards 2026, l’acteur australien n’est pas seulement venu récupérer un prix (celui du meilleur second rôle dans « Frankenstein »), mais dynamiter une bonne fois pour toute l’esthétique « clean » du moment.
Son look ? Une ode au sleazy. Soit le retour du glamour un peu cracra à la Amy Winehouse, Pete Doherty ou Chloë Sevigny. Ça sent la clope, la sueur et la fripe, et on aime ça. Après le règne ascétique du minimalisme, la nouvelle génération d’acteurs veut tout sauf ressembler à une star de cinéma, quitte à aller piocher dans les interprétations douteuses pour trouver l’antipode. Pour Jacob Elordi, ce sera l’indic’ de police dans un vieux film de Scorsese des années 70.
Pourquoi de plus en plus de jeunes ont-ils des cheveux blancs plus tôt?
La moustache en maîtresse
Car il faut qu’on parle de cette chose qui vit au-dessus de sa lèvre supérieure. Ce n’est pas une moustache, c’est un parpaing épais et glorieux. Une vraie moustache de daron qui fume des brunes sans filtre et conduit une Ford Gran Torino.
À l’ère du « Instagram Face », c’est un contrepied total. « Je suis trop beau pour essayer d’être beau », semble-t-il vouloir dire. Se la jouer acteur porno des seventies en plein gala hollywoodien, caresser le ridicule sans jamais y tomber, c’est le cool à son plus haut niveau.
Ambiance mod cut et mono-sourcil
Et sa moustache ne travaille pas seule. Elle fait équipe avec une paire de sourcils broussailleux qui a connu la guerre. Et surtout, une « mod cut » qui rappelle l’époque glorieuse de Travolta et Stallone. Une sorte de version plus élégante de la coupe mulet, avec une frange épaisse et texturée qui tombe presque dans les yeux, une couple plus sage sur les côtés, et une nuque qui garde de la longueur.
Pourquoi ça nous obsède ?
Parce que Jacob Elordi joue avec les codes du plombiers sexy, flanqué d’un smoking Bottega Veneta. Il nous prouve surtout que la perfection est désormais ringarde. En 2026, la beauté lisse ennuie à mourir. Il faut du bizarre, du caractère et cette aura sulfureuse d’un type au passé trouble. Il a l’allure d’un briseur de cœur sur le parking d’un motel, et c’est précisément ce qui le rend irrésistible. Bref, le « propre sur soi » c’est fini, place au « sleazy ».
Ne manquez plus aucune actualité lifestyle sur sosoir.lesoir.be et abonnez-vous dès maintenant à nos newsletters thématiques en cliquant ici.
Sur le même sujet














