Connaissez-vous « l’indice Carrie Bradshaw » ? Non, ne voyez ici aucune allusion au « body count »… Bien qu’inspiré par l’héroïne de « Sex and the City » – qui rappelons-le, vivait dans un appartement new-yorkais d’une chambre, que beaucoup d’experts jugeaient alors bien au-dessus des moyens d’une chroniqueuse célibataire – , cet indicateur inventé par le magazine financier « The Economist » est utilisé pour analyser l’accessibilité au logement pour les personnes isolées.
Londres inaccessible
Si, à l’origine, cet indice n’était utilisé que pour analyser les grandes villes américaines, il est désormais appliqué également aux villes européennes. Comment les scores ont-ils été calculés ? En divisant le salaire moyen d’une ville (sur base des chiffres de l’Institut de recherche économique) par le montant qu’un locataire devrait gagner pour ne pas consacrer plus de 30 % de ses revenus au loyer moyen de la ville (sur base des chiffres d’Eurostat, l’office statistique de l’Union européenne). Toute ville qui obtient un score inférieur à 1 est alors considérée comme « inabordable ». Comprenez : le loyer absorbe une trop grande part du revenu net. Parmi celles-ci, on retrouve, entre autres, Genève, Londres, Prague, Lisbonne et Stockholm.
Bruxelles garde la cote
Sur les 28 villes passées au crible cette année, seules huit ont été considérées comme (encore) accessibles… dont Bruxelles ! La ville la plus « économique » serait Bonn, avec un score de 1,33. Elle est suivie par Lyon et Berne. Bruxelles, donc arrive, elle, à la quatrième place, suivie par Helsinki, Vienne, Luxembourg et Berlin (de justesse, avec un score de 1,01 !).

Les résultats sont évidemment à prendre avec des pincettes. La notion d’accessibilité est en effet toute relative. Les scores ont en effet été calculés sur base de moyennes, ils ne se concentrent que le coût des locations destinées à une seule personne et surtout, et ils ne prennent pas en compte le coût de la vie dans lesdites villes. Le rapport précise toutefois qu’il devient de plus en plus difficile de vivre seul.e dans les grandes villes, même dans celles qui étaient – à l’instar de notre capitale notamment – considérées comme « moins chères ».
Découvrez en vidéo notre interview de Tom de Dorlodot qui nous raconte son itinéraire d’aventurier :
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