
De Dallas, on connaît, à tort – car sa géolocalisation est à une quarantaine de kilomètres plus au nord –, le ranch de Southfork. De Houston, on retient cette phrase historique : « Houston, we have a problem. » Alors, s’il est vrai que la série Dallas a placé la ville du même nom au centre de la carte des Etats-Unis à la fin des années 70 et que Houston, par son Space Center, permet au monde entier de toucher les étoiles, les deux métropoles texanes ont à offrir, par leur diversité, leur grandeur et leur dynamisme, bien plus que des moments d’histoire, illustrés par des cowboys en santiags. Alors oui, on pratique bien la line dance au Texas – c’est d’ailleurs une marque d’intégration dans cet Etat de l’Ouest américain –, les ranchs et les rodéos ne sont pas des légendes, le barbecue y est une institution et on porte le Stetson dans ce Texas – chanté dans son hymne comme « tout-puissant » – qu’Elon Musk a choisi comme refuge (pour l’une de ses Tesla Giga Factory). Et après ?
Après, il y a surtout l’immensité des paysages qui s’étendent autour de ces deux villes qui accueilleront, dès le 11 juin, des matches de la Coupe du monde de football, et leur histoire. Houston, bordant le golfe du Mexique par la baie de Galveston, est très peuplée (4e ville la plus dense du pays), mais pas encombrée, tant les bayous – un arrêt par le Buffalo Bayou Park, à la végétation luxuriante voire tropicale est indispensable – et l’eau s’infiltrant (parfois un peu trop abondamment) dans la ville dessinent un paysage plus vert, en contraste avec la skyline disparate de la ville, les gratte-ciel n’étant pas concentrés dans le seul quartier du downtown, comme le veut habituellement le plan urbanistique des grandes villes américaines, mais poussant comme des champignons, au milieu de zones résidentielles, de centres d’affaires ou de zones industrielles.

Gigantesque, déstructurée, Houston déroute. Mais c’est pour mieux se laisser appréhender pour son identité atypique : elle a beau porter l’identité texane, elle est aussi, et surtout, l’une des villes les plus multiculturelles des Etats-Unis. De celles qu’il faut découvrir pour mieux comprendre le pays, ses désaccords et son sens de la liberté, comme une terre d’accueil (quand elle le veut bien) vibrant sous une diversité d’influences (et la cuisine locale en tire les leçons). On y parle le mandarin, l’hindi, le vietnamien mais aussi, forcément, massivement l’espagnol, l’une des frontières avec le Mexique, marquée par le fleuve Rio Grande et un mur (les deux étant très surveillés), jouxte le Texas sur 3.200 km. (…)
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