Confinement : comment la quarantaine nous fait du bien ?

Dans ce climat préoccupant face à une épidémie qui continue de se propager à mesure que les heures passent, difficile de garder le moral. Alors plutôt que de sombrer dans la peur et la déprime, pour une fois, on se focalise sur les bonnes nouvelles et l’impact positif du confinement. 

Par Anissa Hezzaz. Photo by Casey Horner / OC Gonzalez on Unsplash. |

La nature a doucement repris ses droits

L’image des canaux de Venise à l’eau limpide a fait le tour des réseaux sociaux en quelques jours : depuis que la ville, submergée d’habitude par le tourisme de masse, a pris des mesures obligeant les bars, restaurants et tous les commerces à fermer leur porte, ainsi que les habitants à rester confinés chez eux, les eaux des canaux n’ont jamais été aussi claires. Les Vénitiens n’en reviennent pas et s’émerveillent de voir défiler dans l’eau des bancs de poissons. En Sardaigne, à Cagliari, des dauphins ont profité de l’absence du trafic maritime pour s’approcher des rives. 

 

 

La pollution a drastiquement diminué

Lorsque l’activité économique s’interrompt et que les déplacements sont limités, c’est une véritable bouffée d’air pour la planète. En Chine, comme en Italie, les dernières semaines de confinement ont eu un impact direct sur la qualité de l’air et sur le niveau de pollution. En effet, le service européen Copernicus a indiqué que les concentrations de dioxyde d'azote (NO2), gaz polluant issu d'activités humaines, ont reculé dans les régions du Nord de l'Italie. En Chine, la NASA et l’Agence spatiale européenne avaient publié il y a une dizaine de jours, une image montrant les effets spectaculaires de l’arrêt des industries et des déplacements sur la pollution. 

 

 

Des villes désertées

Qu’il s’agisse de Milan, Pais ou Bruxelles, les grandes villes européennes n’ont jamais été autant au ralenti. Alors que ces villes sont toujours bondées, les lieux publics les plus visités et les axes routiers les plus empruntés se voient désertés depuis que les mesures sanitaires de sécurité ont été mises en place par le gouvernement. Ce qui donne lieu à des images surréalistes, et qui contribue à la dépollution de l’air.  La baisse significative des concentrations de dioxyde d’azote (NO2), qui émane des véhicules routiers et des centrales thermiques, aurait un impact positif sur l’écosystème, mais aussi sur notre santé. En effet,  ce polluant atmosphérique conduit notamment à des problèmes respiratoires et à de l’asthme.

 

 

Un retour à l’essentiel

Plutôt que de courir après le temps, le confinement permet enfin à tout un chacun de se reconnecter à l’essentiel. On passe plus de temps avec ses proches et on réapprend à connaître les personnes qui vivent sous le même toit que nous, on a le temps de se déconnecter, de faire des balades,  de rencontrer ses voisins, de se remettre au sport, à la lecture,etc. Dans un monde où tout va toujours trop vite, le confinement apparaît comme une pause forcée pour celles et ceux qui doivent rester chez eux. Alors plutôt que de subir cette période de quarantaine, on apprend à apprécier ces moments précieux.

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