Les restos que le coronavirus nous a enlevés

Alors que notre bulle se resserre et que les sorties sont pour ainsi dire fortement restreintes, on enregistre de plus en plus de fermetures dans le secteur horeca. Quels sont ces restos où l'on ne pourra plus s'attabler?

Ingrid Van Langhendonck, Photos DR |

Corona et mobilité, le cocktail mortel ?

Ce vendredi, le concept de halles gourmandes the Wolf Brussels, nouvelle coqueluche branchée du centre-ville, annoncait sa décision de fermer ses portes jusqu' à la fin du mois d'août, une décision motivée par une difficulté croissante à faire maintenir les directives sanitaires. D'autres acteurs horeca pointent par ailleurs l'incohérence de la mobilité en centre- ville qui, si elle fait la joie des cyclistes en herbe par beau temps, pose tout de même de nombreux problèmes aux commerces qui peinent à rétablir une affluence rentable dans leurs espaces. Il en va de même pour d'autres établissements du centre, comme le Bonsoir Clara, qui avait également jeté l'éponge il y a quelques mois: après avoir été frappés de plein fouet par les attentats, puis par les travaux du très décrié piétonnier, l'établissement n'avait finalement pas pu résiter au confinement...

 

Le take-away, plus rentable

The Wolf n'est pas définitivement fermé et espère bien reprendre le cours normal de ses activités dès que certaines restrictions seront levées, c'est également le cas de certains établissements qui ont préféré retarder ou adapter leur réouverture, considérant même parfois que le take-away était bien plus rentable qu'une réouverture pure et simple dans ces conditions difficiles. De nombreux établissements, comme Coin Coin à Woluwe, ou même le prestigieux Comme chez Soi ont rouvert leurs portes, mais gardent une part de leur activité pour le take-away, une manière d'équilibrer les pertes tout en maintenant une activité compatible avec les mesures en place.

Coin Coin à Woluwe, des heures d'ouverture adaptées et un take-away qui cartonne littéralement

 

De nouvelles opportunités

Néanmoins, il se chuchote dans le milieu que si certains n'ont pas eu les reins assez solides, cela ouvre de nouvelles opportunités pour de jeunes entrepreneurs et que si le secteur envisage bel et bien un taux de faillite record cette année, il compte aussi sur de nombreuses reprises et réouverture prochaines. C'est le cas notamment de La Bastoche et de La Bécasse, au cimetière d'Ixelles, deux institutions qui annoncaient une faillite fracassante début mai, pour voir de jeunes repreneurs débarquer dans le mois et leur offrir une nouvelle vie. Le secteur horeca n'est pas mort, mais il souffre comme jamais et on espère juste que nos adresses préférées tiendront le coup dans les mois à venir.

 

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