De quoi s’agit-il ?
Appelé aussi « yoga thérapeutique hormonal », le yoga des hormones est une discipline qui influence positivement le système hormonal en combinant des postures dynamiques et des techniques de respiration intense. La discipline a été développée dans les années 1990 par la Brésilienne Dinah Rodrigues. Félicitée, à 63 ans, sur son bon état de santé gynécologique, la sexagénaire a fait le lien avec sa pratique régulière du yoga et a donc creusé le sujet. Aidée par des professionnels de la santé, elle a alors intégré différentes techniques (entre autres, axées sur la respiration et la circulation de l’énergie) pour mettre au point une méthode globale axée sur la réactivation hormonale et la gestion du stress.
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Pour qui ?
Pour tout le monde ! La méthode a été développée à l’origine pour les femmes souffrant de déséquilibres hormonaux (ménopause, règles irrégulières ou douloureuses, fibromes…). Elle est connue pour soulager des symptômes comme les bouffées de chaleur, les insomnies ou même les sautes d’humeur. Mais elle s’est révélée au fil des ans bénéfique également pour les hommes, en contribuant à réguler la testostérone, prévenir ou atténuer des troubles tels que la baisse de libido, la frigidité, l’éjaculation précoce ou les problèmes urinaires. Plus largement, le yoga hormonal aide également à lutter contre le stress chronique, l’anxiété et la dépression.
Quelques postures clés
Le yoga des hormones repose sur des postures issues du yoga traditionnel, qui ont été adaptées pour activer et dynamiser les glandes endocrines : les ovaires, la thyroïde, l’hypophyse, les glandes surrénales et, chez les hommes, les testicules et la prostate. Le but est de stimuler la production naturelle d’hormones pour améliorer l’équilibre physiologique.
Parmi les postures dynamiques proposées, on trouve : Sarvangasana (la chandelle), qui stimule l’hypophyse, essentielle à la régulation des hormones sexuelles et de croissance ; Bhujangasana (le cobra), qui active les glandes surrénales pour réduire le stress ; Sasangasana (le lapin), qui soutient la thyroïde et améliore la concentration ; Balasana (la posture de l’enfant), qui apaise le système nerveux et aide à relâcher les tensions ; Janurshirasana (la tête sur les genoux) aide au maintien de la glycémie dans le sang, stimule le thymus, la thyroïde, les reins et le pancréas.

Des exercices qui s’accompagnent de techniques de respiration abdominale, pour amplifier la circulation énergétique. Ces exercices améliorent l’équilibre, la posture, la souplesse et la mobilité, ils renforcent et tonifient les muscles et les os, boostent l’énergie et la vitalité, réactivent le système endocrinien et les glandes sexuelles. Les experts recommandent de pratiquer de 1 h à 1 h 30 par semaine de façon préventive, de 30 à 40 minutes plusieurs fois par semaine pour des résultats plus optimaux.
Où pratiquer ?
Populaire outre-Atlantique, le yoga des hormones se répand peu à peu en Europe. Chez nous, on a repéré quelques spécialistes de la discipline, à Bruxelles - yogafann.com ; kathywolff-yoga.com - et à Ottignies : lavoieverssoi.be
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