
Tout commence lorsqu’Adeline Cathelin, ex-styliste en lingerie quitte Paris, pour s’installer à Dieulefit. Elle explore la région, un creuset d’artisans. Elle se lance dans le tissage mais l’esprit d’équipe lui manque. En organisant une première résidence, elle propose à douze designers, artistes et artisanes (sculptrices, céramistes, ébénistes, vannières…) de se rencontrer pour faire naître de nouveaux projets, en circuit court. D’abord repérée sur le Off design Parade de Toulon, leur première collection a été présentée à la Design Week parisienne de Paris, en septembre 2024, puis au Mix de Bruxelles. Studio mo-mo développe aussi des projets sur mesure pour des particuliers, des restaurants…
La vannerie réinventée
Le tissage Glyphé de Margot Graziani, réalisé à partir de paille des fermes environnantes et de jonc des rivières, puis teinté avec de l’encre issue de baies et de coquelicots, fait référence aux paysages du coin. « Pour la lampe totem Liée, la difficulté résidait dans la manière d’assembler la pierre et l’osier, d’une façon discrète, fluide, presque évidente. Nous avons choisi d’alterner les éléments de pierre et d’osier, en les superposant dans une dynamique verticale. Nous avons exploré plusieurs techniques pour que l’osier, mis en mouvement, ne soit pas écrasé par les blocs de pierre. La solution choisie a renforcé l’harmonie visuelle recherchée », explique Alexandra Ferdinande de l’atelier de vannerie Tressages Pas sages, qui a collaboré avec la sculptrice Audrey Guimard. Dans chaque des créations, le dialogue des matériaux se concrétise à travers des formes innovantes : « m » comme matière, « o » comme objet, studio mo-mo symbolise aussi des collaborations à quatre mains.
La table basse Calisson, figurant la confiserie éponyme, en version XXL, a été réalisée avec de l’osier non écorcé : « Pour Victorine Soulard, la vannière, habituée à tresser de petites pièces, c’était un challenge de travailler l’osier à une plus grande échelle. Les brins d’osier ne devaient pas sécher trop vite. Nous avons dû créer une structure intérieure portante en bois pour guider l’osier et résister au poids du plateau en céramique que j’ai créé », explique Pia Chevalier.
Le Calisson numéro 2 est présenté à la galerie parisienne Formae, jusqu’au 27 mars 2025
Découvrez en vidéo notre immersion dans l’un des plus vieux ateliers de joaillerie de Bruxelles :
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