
Sur TikTok, les tutos capillaires s’enchaînent comme les changements de look : tresses africaines millimétrées, queue-de-cheval haute à la Ariana Grande, ou « sleek bun » tiré au cordeau façon Hailey Bieber. À tel point que le hashtag #hairtrends dépasse désormais les centaines de milliers de publications. Néanmoins, selon le Dr Balwi, chirurgien capillaire et directeur médical chez Elithair, certaines de ces tendances pourraient bien précipiter la chute capillaire.
La vidéo du jour : le drainage Renata tient-il sa promesse de soin miracle ? La réponse en vidéo :
L’alopécie de traction, ennemie silencieuse des fashionistas
On l’appelle « alopécie de traction ». Un terme encore confidentiel mais bien connu des experts capillaires. « Si, après plusieurs coiffures serrées, vous remarquez une perte de cheveux au niveau du front ou des tempes, il est probable que vous souffriez d’alopécie de traction », alerte le Dr Balwi. À l’origine : une tension excessive sur le cuir chevelu, provoquée par des coiffures trop rigides ou répétées. Le problème, c’est qu’elle s’installe en douceur, souvent sans douleur, et peut provoquer des dommages irréversibles.
Ce n’est pas un hasard si certaines stars comme Kim Kardashian ou Naomi Campbell, habituées aux extensions et coiffures ultra-structurées, ont elles-mêmes souffert de zones dégarnies. Car au-delà de la simple casse, les follicules peuvent être tellement malmenés qu’ils cessent toute activité.
Quelles sont les coiffures les plus à risque ?
Dans le viseur du spécialiste, plusieurs styles très en vogue :
- Les tresses ultra-serrées, portées de manière prolongée, notamment sans laisser de temps de repos entre deux poses.
- Le sleek bun, ce chignon bas plaqué avec gel ou cire, adoré pour son effet clean-girl mais souvent réalisé au détriment du cuir chevelu.
- La queue-de-cheval haute et tendue, qui exerce une traction continue sur les tempes et la nuque.
- Les extensions mal posées ou portées trop longtemps, qui fragilisent la fibre capillaire à la racine.
Comment prévenir (ou limiter) les dégâts ?
Heureusement, tout n’est pas perdu. À condition de réagir vite et d’adopter quelques gestes simples, mais efficaces. Le Dr Balwi recommande avant tout de relâcher la pression. Autrement dit, éviter de trop tirer sur ses cheveux, varier les coiffures et surtout, ne pas dormir avec une attache. « Alterner la raie, espacer les tresses, éviter les coiffures prolongées permet de laisser aux follicules le temps de se régénérer », détaille-t-il.
Autre alliée insoupçonnée : l’assiette. Car une chevelure en bonne santé, ça commence aussi dans l’intestin. « Une alimentation riche en protéines, fer, zinc, biotine, oméga-3 et vitamine E, est essentielle pour nourrir les racines », explique le médecin. Des cures capillaires ou compléments alimentaires peuvent également soutenir la repousse, notamment après un épisode de chute intense.
Dans certains cas, les follicules endommagés peuvent ne jamais se réactiver. Si aucune amélioration n’est constatée après trois mois, il peut s’agir de dommages permanents. La solution ? « Une greffe capillaire, notamment par la technique DHI, qui peut être réalisée sans rasage total », propose le Dr Balwi. Une intervention plus douce et ciblée, souvent plébiscitée par les femmes, plus réticentes à la tonte complète.
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