Quand on choisit un métier, on a souvent des références inspirantes en tête. Quelles étaient les vôtres ? En tant qu’enfant et, plus tard, en tant que jeune designer, j’étais attiré par le travail d’artistes conceptuels qui travaillaient pour le cinéma, tels que Ralph McQuarrie (Star Wars) ou Stanley Kubrick, qui a fait un boulot extraordinaire sur différents genres de films comme Full Metal Jacket ou Orange mécanique. Ils accordaient de l’importance au moindre détail.Lorsque vous commencez un projet, savez-vous immédiatement où vous voulez aller ou est-ce un long processus ? Ça dépend ! Parfois, après la première discussion, l’idée jaillit immédiatement. Mais il arrive que ce ne soit pas le cas. C’est un process qui peut prendre du temps. Mais le plus souvent, il y a quelque chose d’instinctif et ce sont les premières idées qui sont les bonnes.Et qu’en est-il pour la Rado True Square x Tej chauhan ?Ça a été très rapide ! Le premier dessin était d’ailleurs très proche de la réalisation finale. L’équipe de Rado est très flexible et m’a laissé beaucoup de liberté. La seule contrainte était de proposer un bracelet en caoutchouc. C’était un challenge pour moi parce que je n’aimais pas ça à la base ! Pour moi, ces bracelets sont très sportifs et, dans mon esprit, il n’existait rien qui me semblait séduisant. Après y avoir pensé, j’ai voulu proposer une version différente, plus créative, du bracelet en caoutchouc. J’ai voulu une forme extraordinaire. Ça parait simple, mais les détails ont demandé beaucoup de travail.Quand avez-vous trouvé votre propre signature dans le monde du design ? De 2000 à 2005, j’ai fait partie de l’équipe design de Nokia. J’y ai fait beaucoup de recherches et d’expérimentations, tant au niveau des matériaux technologiques que du langage des formes. La cible n’était pas large et quand j’ai quitté la société, j’ai cherché à développer un langage plus universel. J’ai toujours été frustré par le design du matériel technologique destiné à nos intérieurs. Il n’y avait que Bang & Olufsen qui sortait du lot. Mais c’était très cher et adressé à une poignée de personnes. C’est là que j’ai pensé qu’il y avait quelque chose d’intéressant à faire dans ce domaine et que j’ai commencé à développer ma propre stratégie. Qu’est-ce qui vous a donné l’envie de travailler avec Rado ? C’est un partenaire qui partage mes valeurs. Et je pense que chacun fait ressortir ce qu’il y a de meilleur chez l’autre. Qu’aimeriez-vous que l’on dise de cette montre ?Qu’elle est réconfortante et qu’on la considère comme une vieille amie. C’est exactement ça que j’aimerais !