
Dans l’univers saturé des mascaras « volume XXL » et des promesses toujours plus spectaculaires, un outsider discret est en train de redéfinir les codes. Il s’appelle mascara tubing, et si vous n’en avez pas encore entendu parler, c’est probablement une question de jours. À mi-chemin entre soin et maquillage, ce nouveau chouchou de la beauty sphère séduit par sa technologie venue d’Asie, son application intuitive et sa philosophie résolument tournée vers la simplicité. Décryptage.
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Des cils en tube
Le tubing, quésaco ? Contrairement aux mascaras classiques qui enduisent les cils de pigments épais, les mascaras tubing fonctionnent grâce à des polymères qui forment de véritables petits tubes autour de chaque cil. « C’est une technologie qui vient du Japon et de Corée, où 99 % des mascaras sont déjà tubing depuis longtemps », explique Mathilde Lacombe, cofondatrice de la marque AIME. Résultat : une tenue waterproof bluffante sans les galères de démaquillage. Pas besoin d’huile ni de coton, une simple eau tiède suffit. « On humidifie ses doigts, on pince ses cils, et hop, les tubes glissent tout seuls. C’est hyper confortable, et on évite l’effet panda du lendemain », assure-t-elle.
Minimalisme, soin, efficacité : la trinité du maquillage nouvelle génération
S’il cartonne aujourd’hui, c’est aussi parce que le mascara tubing incarne parfaitement les nouvelles attentes beauté. Moins de produits, moins d’effort, plus de résultats. Une logique de « lazy beauty » assumée, qui va de pair avec le boom des routines plus clean, plus intuitives, et moins irritantes.
Et comme on ne se refait pas, les marques les plus pointues profitent de ce virage pour hybrider leurs formules : soin + makeup dans un même geste. La marque AIME a par exemple imaginé un mascara « enrichi en actifs boosters de pousse, huile de ricin… C’est presque un mascara-sérum ». Le but ? Préserver les cils, éviter qu’ils ne tombent à force de frottements, et prendre soin du contour des yeux souvent malmené par les démaquillants agressifs.
Pas d’effet faux-cils, mais un effet waouh discret
On l’aura compris, le mascara tubing ne promet pas des cils façon Bambi XXL. Et c’est tant mieux. « Certains trouvent le rendu trop naturel, mais c’est une question de goût », confie Mathilde Lacombe. « On prépare d’ailleurs une version tubing volume pour l’automne, pour celles qui veulent un résultat plus intense sans tomber dans l’effet ‘pâté’. Mais ça restera du tubing : ça enrobe, ça allonge, ça ne surcharge pas. »
Là encore, il s’agit de proposer une nouvelle grammaire de la beauté, où l’on valorise le cil existant plutôt que de le travestir. Une logique qui s’inscrit dans cette mouvance du maquillage intelligent, intuitif, et moins culpabilisant. « C’est pensé pour les femmes du quotidien, qui n’ont pas le temps ou l’envie de suivre une routine trop complexe. », résume-t-elle.
Le mascara à 37°C
Fun fact : au Japon, on l’appelle « le mascara 37°C », soit la température du corps… et de l’eau chaude nécessaire à son retrait. « Même sous la pluie ou avec un masque sur le visage toute la journée, il ne coule pas. C’est ce que nous disent nos clientes médecins, très sollicitées », ajoute Mathilde. Et si la technologie existe depuis des années, c’est sans doute le bon moment pour qu’elle s’impose. Comme le collagène ou le SPF, elle revient portée par une vague plus large, celle d’un rapport plus raisonné, sensoriel et expert à la beauté.
Bref, minimaliste mais efficace, plus clean sans faire de bruit, le mascara tubing a tout du produit culte en devenir. Il incarne cette beauté qui ne crie pas, qui ne triche pas, mais qui accompagne, soigne et sublime sans en faire trop. Et dans un monde où chaque minute compte, quelques tubes bien pensés peuvent suffire à alléger tout le reste.
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