Avec l’arrivée des festivités de fin d’année, surgissent les sempiternelles questions de saison : d’une part, « Que vais-je mettre sur ma liste de souhaits » et de l’autre, « Qu’est-ce que je vais offrir à X ou Y ? » Pour faire coïncider les envies des uns et des autres, son budget, mais aussi pour ne pas perdre trop de temps en boutique, un bon plan : les concept-stores. Ces lieux richement achalandés proposent autant de pièces de mode, que d’objets de loisirs et de déco, voire des accessoires de beauté, des livres et même, du mobilier. Ce sont aussi des lieux parfaits pour quiconque cherche l’inspiration. Pour connaître les tendances du moment, nous avons poussé les portes de Mayfair Brussels (présent aussi à Waterloo) et de Wonderfriends, à Charleroi.

Le premier, installé depuis cinq ans boulevard de Waterloo, joue résolument la carte du haut de gamme tout en proposant des petits objets abordables. Offre renforcée depuis six mois avec l’installation en son sein de la librairie Filigranes. Le second, qui fêtera bientôt ses 15 ans, a pris ses quartiers il y a quelques mois dans une maison de maître qui abritait autrefois un centre d’imagerie médicale, rue de Montigny, en plein centre de la capitale du Pays noir. Ce gigantesque cabinet de curiosités, est tenu par deux amies d’enfance (les « wonder friends » Caroline De Paepe et Isabelle Cadot) et propose une sélection originale de pièces de déco, souvent colorées, parfois kitsch, de vêtements, de bijoux, de loisirs… dans l’air du temps et de qualité, essentiellement pour dames, mais aussi pour enfants et messieurs, à des prix abordables.

Les valeurs sûres
Quelles que soient l’année et la saison, il est des présents qui font toujours mouche. Joevin Ortjens, directeur de Mayfair : « Nous avons deux espaces cadeaux incontournables qui tournent énormément toute l’année, et plus encore durant cette période. Le premier, c’est celui des ‘petits objets’ : les gadgets, les parfums, les bougies parfumées… Un des objets que l’on vend d’ailleurs le plus, ce sont des fausses plaques de bureau avec des phrases humoristiques. Cela coûte une dizaine d’euros et on vend à la pelle ! La seconde zone qui tourne bien, c’est évidemment la librairie. Preuve que le livre résiste bien à la vente en ligne, les gens aiment toujours autant en offrir et en recevoir. » Grégory Hankar, en charge de la librairie, complète : « Il n’y a par contre pas de tendance nette entre les types de livres, on vend aussi bien des livres de cuisine que des romans et des BD. »

Même son de cloche chez Wonderfriends, où en toute saison, les petits objets ont la cote : « Beaucoup de nos clients viennent flâner… et ressortent avec un petit objet, pour eux ou pour offrir, commente Caroline De Paepe. Les chaussettes avec des phrases humoristiques de la marque Félicie Aussi, leurs mugs sympas, les pinces à cheveux un peu originales, des pins… ce sont toutes des petites choses qui fonctionnent bien toute l’année. C’est le petit clin d’œil, c’est la petite attention ou le cadeau utile qui fait mouche. Après, ça peut être aussi un beau sac, on vend ainsi très bien les sacs Paul Marius – qui restent nos best-sellers – et ceux de Cabaia. »

Les tendances du moment
Chaque année voit son lot d’objets phares, dont les ventes décollent subitement. Joevin Ortjens : « Le succès des petits objets nous a poussés à revoir le contenu de nos autres rayons, où l’on a intégré des objets plus petits : des lampes, des vases, de la vaisselle… Et ça marche. On voit ainsi cette année revenir en force une marque comme Alessi. La marque italienne Ichendorf rencontre, elle aussi, un joli succès, grâce à ses verres avec des petits personnages dedans, et qui sont à un prix tout à fait acceptable. En fonction de ses moyens, on offre 1, 2, 3, 4 verres, on peut les acheter à la pièce, et comme c’est plein de petits personnages différents, les gens peuvent choisir en fonction de la personne à qui il les destine. Il y a un petit côté personnalisé. Ce qu’on vend d’ailleurs énormément aussi depuis l’an passé, ce sont les bouteilles de champagne Veuve-Cliquot personnalisées. Le petit côté luxe abordable joue aussi. »

Chez Wonderfriends, derrière les incontournables, se distinguent cette année trois produits inattendus, et même carrément régressifs : les peluches Monchhichi, celles de la marque Jellycat – « leur côté kawaai séduit les grands ados et les jeunes adultes » – et les élastiques – bracelets Knekki. « Ce sont des accessoires scandinaves, qui servent à la fois de bracelet et d’élastiques à cheveux. Les jeunes filles se les arrachent, certaines les collectionnent. Il y en a en velours, en coton, avec des paillettes, de toutes les couleurs. » Il existe même un calendrier de l’Avent ! « Ils occupent mois d’un mètre carré dans la boutique et pourtant, c’est devenu la seconde marque la plus vendue du magasin cette année, derrière les sacs Paul Marius. » Des succès qui pourraient s’expliquer en partie par la multiplication desdits objets sur les réseaux sociaux…

L’influence des réseaux sociaux
Beaucoup de tendances naissent en effet sur les réseaux, à tout le moins, y sont amplifiées. Avec quel impact réel sur les achats ? Chez Wonderfriends, l’influence des réseaux se perçoit, entre autres, dans les ventes de jeux pour adultes. Caroline De Paepe : « La tendance du cosy art cartonne. On voit une recrudescence des demandes pour les puzzles, les livres à colorier… » Autre grande tendance qui cartonne : l’Autumn girl : « C’est une trend qui, ces dernières semaines, a boosté nos ventes de toute la déco dans l’esprit automnal : des bougies, de la déco en forme de champignon, de feuille d’érable… La marque Coucou Suzette a d’ailleurs bien surfé là-dessus. »
Joevin Ortjens enchaîne : « Les réseaux sociaux sont ultra-puissants. Mais ce qui est drôle, c’est qu’ils sont puissants en masse. C’est-à-dire qu’une influenceuse qui présente un produit, dans son coin, en Belgique, ça a peu d’impact. Par contre, quand elles et ils sont plusieurs à mettre en avant une marque ou un type de produits, là, par contre, on le perçoit… » En librairie par exemple, cela se traduit par quelques succès surprise comme Votre santé optimisée d’Émilie Steinbach, les ouvrages du politologue Clément Viktorovitch ou encore, tous les livres de voyage colorés dédiés à une destination précise de la maison d’édition Assouline. Grégory Hankar : « Outre ces succès-là, on voit pour l’instant un net intérêt pour les livres de coloriage pour adultes. Et cela vient clairement des réseaux sociaux. » Mais précise-t-il, « en cette période de l’année, plus que les réseaux sociaux, ce que l’on perçoit surtout, c’est l’influence des prix littéraires. »
Et pour les indécis ?
Que faire quand on n’a vraiment pas d’idée même en déambulant entre les rayons ? Tout simplement demander conseil aux professionnels. Joevin Ortjens : « La force de magasins comme le nôtre, c’est l’accueil, l’expertise, le conseil à la clientèle. L’équipe va pouvoir renseigner, aider, amener sur un produit. Avec un autre avantage : il est toujours possible de venir échanger son cadeau. » Ce qui est souvent plus compliqué sur la Toile. Enfin, solution ultime : se rabattre sur un bon d’achat. Une pratique que d’aucuns peuvent juger impersonnelle, mais qui évite de faire le mauvais achat !
Envie de découvrir de nouvelles adresses shopping ? Un bon plan : Nivelles.
Ne manquez plus aucune actualité lifestyle sur sosoir.lesoir.be et abonnez-vous dès maintenant à nos newsletters thématiques en cliquant ici.
Sur le même sujet














