
La vicomtesse vient de tirer sa révérence. Avec elle, c’est une certaine idée de l’élégance parisienne qui disparaît. Valentino la considérait comme la femme la plus élégante du monde. À l’heure de la fast-fashion, sa philosophie vestimentaire résidait dans un savant mélange de rigueur et d’audace. Une véritable punk en robe du soir.
Avec son cou interminable et son profil de reine égyptienne, on la surnommait le « Cygne ». Jacqueline de Ribes, loin de notre ère noyée sous les micro-tendances éphémères, a toujours revendiqué une approche radicale du vêtement. Voici comment adopter le style «De Ribes» en 2026.
1. Le vêtement comme architecture

Rien à voir avec le nos comfort looks actuels, qui flirtent avec l’esthétique du pyjama traditionnel. Jacqueline de Ribes ne connait pas le « laisser-aller ». Pour elle, toute bonne silhouette qui se respecte doit posséder une ligne, une tension, une structure. Yves Saint Laurent disait d’elle qu’elle était une « licorne », une créature irréelle. Pourquoi ? Parce qu’elle refusait la mollesse.
La leçon à piquer ? On arrête de laisser le vêtement nous porter, c’est à nous de porter le vêtement. Même en jean et t-shirt, il s’agit de chercher de la structure : des épaules marquées, une taille cintrée, un col bien droit. Le style « De Ribes », c’est le refus du flou. On privilégie les matières qui ont de la tenue, les coupes franches qui dessinent le corps.
2. L’audace des ciseaux

C’est sans doute l’anecdote la plus savoureuse de sa légende. Jacqueline de Ribes achetait des robes chez Dior ou Guy Laroche et, une fois rentrée dans son hôtel particulier, sortait ses ciseaux pour se débarrasser d’une bretelle qui cassait la ligne, ou pour couper une traîne trop lourde. Toujours au service de son allure.
La leçon à piquer ? Cessons de sacraliser les marques. Ce n’est pas parce que c’est griffé ou que c’est cher que ça nous va. Le vrai luxe, c’est l’ajustement, quitte à reprendre une veste de friperie, de raccourcir un ourlet ou de changer les boutons d’un manteau Zara. Le vêtement devient une toile vierge.
3. Trouver son uniforme
Pendant des décennies, Jacqueline de Ribes a affiché le même maquillage (cet œil étiré vers les tempes), la même coiffure sophistiquée et le même goût pour le dramatique et les bijoux XXL. Elle ne suivait pas la mode, elle avait trouvé ce qui fonctionnait pour elle et s’y tenait avec une fidélité quasi religieuse.
La leçon à piquer ? Identifiez ce qui vous rend puissante, que ce soit le blazer noir, le rouge à lèvres mat ou les pantalons larges, et faites-en votre signature. Avoir un « uniforme » n’est pas ennuyeux, c’est le comble du chic. C’est envoyer au monde le message que vous savez qui vous êtes. Ou comme le disait Coco Chanel : « La mode se démode, le style jamais. »
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