Aaron Taylor-Johnson : « Mon intérêt pour les montres me vient de mon père»
Quelques jours avant que les caméras se tournent vers Cannes, c’est à Londres que flottait un parfum de cinéma. La capitale anglaise accueillait un événement majeur de la maison Omega, où se sont réunies de nombreuses personnalités du 7e Art, dont l’acteur britannique Aaron Taylor-Johnson, ambassadeur de la marque horlogère depuis un an.
ParMagali Eylenbosch,
PhotoMike Marsland/Getty Images for OMEGA
Dans les salons feutrés d’un grand hôtel, où la maison suisse Omega présentait sa nouvelle montre de plongée, la Seamaster Planet Ocean, Aaron Taylor-Johnson traverse la pièce rapidement, presque comme s’il arrivait entre deux prises. L’acteur britannique, récompensé par un Golden Globe pour Nocturnal Animals (où il campait un tueur en série), et dont le nom figure parmi les candidats potentiels à la succession de Daniel Craig sous le matricule de 007, n’a rien du comédien figé dans une posture d’ambassadeur de luxe. Sourire immédiat, poignée de main franche, regard vif : il parle vite, rit facilement, répond avec enthousiasme, visiblement à l’aise dans cet univers où précision, esthétique et performance avancent main dans la main…
Votre métier implique un rapport très particulier au temps, entre tournages très intenses, déplacements constants et périodes d’attente parfois plus longues. Est-ce qu’une montre comme celle-ci change votre perception du temps au quotidien ?
Oui, complètement. Aujourd’hui, on vit tous à travers des écrans. Une montre mécanique vous reconnecte à quelque chose de plus réel, de plus concret. On ressent le travail derrière l’objet. Ça donne une autre valeur au temps. Je trouve ça très beau.
Dans un monde de plus en plus numérique, que représente pour vous le fait de porter un objet mécanique aussi précis, durable et profondément ancré dans le savoir-faire horloger ?
Je pense justement que les gens recherchent de plus en plus des objets qui ont une histoire, une âme, quelque chose de durable. Une montre mécanique traverse le temps. Elle peut être transmise. Elle garde une forme de vérité. Et je crois que ça touche encore énormément de gens aujourd’hui.
Pouvez-vous nous parler de votre rencontre avec Omega et de la manière dont vous êtes entré dans l’univers de la Maison ?
J’ai rencontré cette équipe formidable en Suisse. Mon introduction à Omega, c’était cette expérience incroyable de découvrir le musée, les ateliers, tout cet univers de créativité. C’était extraordinaire. J’ai été frappé par le niveau de précision, de savoir-faire, mais surtout par l’atmosphère. Ça ne ressemblait pas du tout à une usine. C’était un endroit très chaleureux, presque familial, très intime. On sent que tout le monde travaille avec énormément de passion.
« Mon intérêt pour les montres a débuté avec mon père. Il était issu de la classe ouvrière et a économisé son salaire pour s’acheter une montre Omega », a raconté l’acteur lors de son entrée dans la Maison.
La collection « Seamaster Planet Ocean » évoque immédiatement l’exploration, l’aventure, la profondeur et une certaine idée du dépassement de soi. En quoi cette nouvelle version reflète-t-elle, selon vous, une vision plus contemporaine de l’aventure ?
Je pense qu’il y a quelque chose de très moderne dans cette montre, mais sans perdre l’ADN de la collection. Elle reste très forte visuellement, très technique aussi, mais avec beaucoup d’élégance. Pour moi, l’aventure aujourd’hui, ce n’est pas seulement voyager ou repousser des limites physiques. C’est aussi rester curieux, continuer d’avancer, découvrir de nouvelles choses. Cette montre transmet vraiment cette énergie-là.
Votre collaboration avec Omega semble s’inscrire dans une vraie continuité de valeurs. Qu’est-ce qui vous relie personnellement à l’esprit de la Maison et à cette manière particulière qu’elle a de mêler héritage, innovation et précision ?
Je dirais l’authenticité. Omega possède une histoire incroyable, mais la marque continue d’évoluer constamment. J’aime cette idée de respecter un héritage tout en restant tourné vers l’avenir. Et puis il y a cette obsession du détail, de la précision, que je trouve fascinante. Je pense que ça rejoint aussi beaucoup mon métier.
Omega incarne à la fois la performance, l’héritage et une certaine élégance. Comment ces trois dimensions résonnent-elles avec votre propre parcours et vos choix artistiques ?
Je crois que dans le cinéma aussi, il faut réussir à trouver un équilibre entre ces différentes choses. Il y a la discipline, le travail, la précision, évidemment. Mais il faut aussi garder une part d’instinct et d’émotion. Et puis l’élégance, pour moi, c’est quelque chose qui reste très lié à la simplicité. Les choses les plus fortes ne sont pas forcément les plus démonstratives.
Qu’est-ce qui vous a le plus marqué dans l’évolution de la Planet Ocean et dans la manière dont cette pièce a évolué sans trahir son identité ?
J’aime beaucoup le fait qu’elle conserve son identité tout en paraissant plus contemporaine. Les détails sont incroyables. La façon dont la lumière joue sur le cadran, les proportions, la présence qu’elle a au poignet… Tout paraît extrêmement maîtrisé. C’est une montre très puissante, mais qui reste élégante.
Raynald Aeschlimann, entouré de Pierre Niney et Aaron Taylor-Johnson lors de l’événement OMEGA Seamaster Planet Ocean. - Mike Marsland/Getty Images for OMEGA
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