
Vous êtes parti en bord de plage, la crème de solaire est mise, vos pieds sont enfouis dans le sable mais, vous ne savez pas vous déconnecter. Le téléphone vibre, vous voyez les mails du boulot et les appels sur Teams manqués… Il est peut-être temps de couper…
Cette déconnexion, certains l’effectuent dès leur choix de vacances : ils partent vers une destination où le signal est faible, où l’accès à la connexion est moindre. Pour les plus frileux, cela consiste aussi à faire un tri dans les notifications reçues, à couper celles qui se rapprochent du travail. Ce choix a un nom : le deadzoning. Nom trouvé par les jeunes de la Gen Z, il viendrait de leur volonté à privilégier de plus en plus la santé mentale à la productivité, mettant alors leurs vacances au profit d’un repos bien mérité. Émergent alors de nombreuses retraites, escapades en pleine nature ou séjours wellness. Mais si les formes sont multiples, le deadzoning a une priorité toujours claire : se ressourcer.
Les bienfaits de la déconnexion
Concrètement, qu’apporte à nos corps cette déconnexion ? Les voyageurs arrivant à partir loin de tout réduisent grandement leurs niveaux de stress et d’anxiété. L’humeur est améliorée, tout comme nos cycles de sommeil. Une fois le corps reposé et le mental rechargé, cette déconnexion permet de renforcer les liens sociaux et de partager des échanges plus authentiques. C’est donc une amélioration globale de la qualité de vie qui est promise avec le deadzoning. Cela ne se produit toutefois pas en une journée et nous impose presque de nous créer une nouvelle routine. Pour la peine, beaucoup de ces lieux de retraite demandent des réservations de minimum deux jours, afin de prendre le temps.
Le deadzoning en Europe
Si beaucoup imaginent ces vacances en passant par des vols long-courriers, d’autres profitent de l’Europe pour se déconnecter. L’année dernière, ce ne seraient pas moins de 3,1 milliards de nuits que les voyageurs nationaux et internationaux auraient passées dans des établissements d’hébergement sur le continent (selon Eurostat).
En Nouvelle Aquitaine, Simply Canvas Farm propose des retraites organisées de 5 jours. Véritable havre de paix au sein d’une ferme de permaculture, le lieu est dédié à la reconnexion avec la nature et soi-même. On dépose son téléphone dans une boîte à l’entrée, avant de prendre part aux activités de la ferme, à des balades, repas, feux de camp et, si vous le souhaitez, des ateliers de méditation.
Si votre cœur penche vers une pause relaxante et placée sous le signe des livres, pourquoi ne pas se tourner vers les retraites The bookmates ? Camps, retraites ou week-ends organisés autour de la lecture, l’organisme apparaît comme l’endroit idéal pour mettre son téléphone de côté et participer aux workshops, soirées et lectures communes. Petit plus ? Une cheffe est présente le long du séjour et les nouvelles rencontres sont garanties !
Et si cela ne vous semble pas encore assez éloigné de toute civilisation, en Bretagne, l’île Vierge serait sûrement la destination idéale. Avec un accès uniquement par bateau, l’île voit se dresser un imposant phare qui propose quelques chambres d’hôtes. En ce lieu, ni réseau téléphonique, ni télévision, ni internet ne seront à votre disposition. Et pour ne pas manquer d’exercice quotidien, l’escalier long de 397 marches vous promet une fameuse remise en forme.
Le deadzoning en Belgique
De nombreux lieux en Belgique permettent aussi une déconnexion de quelques jours comme Refresh-weekend. Au programme : un week-end pensé pour vous et vos proches avec diverses activités pour déconnecter. Promenades, moments lectures, jeux de société, activités manuelles ou sportives : tout est pensé pour que vous soyez relaxé et occupé. Vous avez peur de rater une urgence ? Un numéro de téléphone est confié à vos proches pour que tout se passe en toute sécurité et sans anxiété.
À Houffalize, en plein cœur de la forêt, les cabanes de Rensiwez invitent ses visiteurs à suspendre le temps et à renouer avec l’imaginaire. Ici, déconnexion rime également avec neutralité carbone. Le lieu allie calme, charme et magie et s’inscrit comme lieu parfait pour volontairement déposer son téléphone dans un coin.
Si vous souhaitez découvrir d’autres régions de la Belgique, presque à l’aveugle, les Slow cabins sont idéales. Maisonnettes écologiques situées dans quatre régions, les Slow cabins sont autosuffisantes et disposent, dès l’entrée, d’une boîte en plastique où déposer son téléphone. Afin de garder son environnement en bon état, la cabane est accessible seulement à pieds, obligeant d’allier détox digitale et promenade végétale. De quoi être déconnecté en pleine nature.
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