
À l’âge de 16 ans, Youri Debongnie découvre le vitrail lors d’un stage en Wallonie dans le cadre de ses études secondaires. « C’est rare que cette profession soit accessible à une tranche d’âge aussi jeune, à moins d’être né et d’avoir grandi dans une famille de vitraillistes. C’est un métier de tradition et un peu de niche ». Le jeune homme réalise son stage auprès de son oncle qui est à la tête de Vitraux d’art Debongnie. Youri prend alors ses marques avec ce qui va devenir « son métier de rêve et de passion » nous glisse-t-il avec un grand sourire. Il se souvient de sa première réalisation, un vitrail coccinelle qu’il a précieusement conservé.
Entretenir le passé et créer l’avenir
La passion de Youri pour le vitrail est venue instantanément. Comme une évidence. Le Belge a toujours eu des dispositions artistiques depuis son plus jeune âge, notamment à travers le dessin. « J’ai l’impression d’être utile à la société. Quand j’ai découvert le métier de vitrailliste, je m’interrogeais sur mon avenir et ce que j’allais faire. Mon stage d’observation chez mon oncle a répondu à mes questions. J’ai alors compris que je voulais me lancer dans une activité où l’on travaille la lumière, la couleur, et où encore une fois, on rend service aux gens. Il y a aussi un beau mélange avec l’idée d’entretenir le passé et de créer pour l’avenir. »

Les vitraux font partie intégrante du patrimoine bruxellois. Ils contribuent à sa richesse et à son patrimoine. Leurs compositions pures et colorées habillent des pans de portes, des halls d’entrée, des fenêtres, des églises et cathédrales… Pourtant, le métier de vitrailliste n’offre pas beaucoup de possibilités de formations nous confie Youri. « Les canaux sont assez restreints. J’ai eu la chance d’avoir cette opportunité grâce à mon parrain qui évoluait dans ce milieu ». Le jeune homme poursuit son parcours à l’atelier Majerus, à Bruxelles, où il loue toujours un espace. « Les membres de l’équipe ont été comme des anges gardiens. Ils m’ont pris sous leurs ailes et m’ont enseigné le métier. Il ne faut pas hésiter à faire preuve de (....) ».
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