Vivre dans une maison en bois, ça change quoi ? - Projet de construction en bois signée ACL Architecture. - Camille Vernin

Vivre dans une maison en bois, ça change quoi ?

Deux appartements gagnés sur un toit, un chantier assemblé comme un puzzle, une maison qu’on peut démonter pour la reconstruire ailleurs : le bois change-t-il vraiment notre manière d’habiter ? Le bureau bruxellois ACL Architecture raconte.
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Thomas De Bruyne

C’est à Chicago qu’Anne-Catherine Lalmand, fondatrice d’ACL Architecture, a appris à bâtir en bois. « Canicule, gel ou humidité tenace : là-bas, ils construisent en bois quelles que soient les saisons. », dit-elle des Américains. Après deux ans aux États-Unis, elle revient à Bruxelles en 1997 où la brique reste la norme. En 2024, le bois ne représentait d’ailleurs toujours que 8 % des maisons individuelles neuves belges, soit 1 810 logements, d’après Hout Info Bois.

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Un puzzle plutôt qu’un bloc de béton

Pour les fondations, le béton reste roi par nécessité. Mais au-dessus du sol, ACL privilégie l’ossature bois : un assemblage de montants et de poutres formant la structure du bâtiment, avec de l’isolant glissé entre les éléments. « Tu amènes tes poutres et tu montes ton puzzle. » Une solution particulièrement adaptée pour ajouter un étage à une maison mitoyenne ou agrandir une arrière-cour bruxelloise difficile d’accès.

Autre méthode : les panneaux préfabriqués, notamment le CLT (bois lamellé-croisé). Des couches de planches croisées et collées forment de grands panneaux porteurs, fabriqués en atelier puis assemblés sur chantier. ACL l’a testé sur une maison neuve. « Ton volume est construit directement », explique l’architecte. Montage ultra rapide et moins de déchets. Seul bémol, « tout est fixé le jour où ils viennent prendre leurs mesures. » Une fois les panneaux fabriqués, difficile de modifier les plans. À l’inverse, l’ossature montée sur place offre davantage de souplesse, notamment en rénovation, sans les temps de séchage de la maçonnerie. En Belgique, elle représente d’ailleurs 78 % des constructions neuves en bois.

Deux étages gagnés sur le ciel

« La particularité de Bruxelles, c’est que les arrières de maisons, c’est souvent du bric-à-brac », constate ACL. Vérandas ajoutées, annexes disparates, toitures plates inexploitées : autant de volumes à réinventer sans démolir l’existant. Sur un immeuble de quatre appartements, le bureau a ainsi ajouté deux étages. « On a tout d’un coup eu deux apparts de plus. » Grâce à sa légèreté, le bois permet de gagner de (…).

L’intégralité de l’article est à retrouver en cliquant sur ce lien et dans votre So Soir à retrouver en librairie ce samedi 7 novembre.

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