Alors que l’adaptation de la comédie musicale « Wicked » cartonne au cinéma, « Le Magicien d’Oz », dont elle est inspirée, fait également parler de lui, dans un tout autre domaine… Sorti en 1939, le film classique « Le Magicien d’Oz » mettait en scène la toute jeune Judy Garland dans le rôle de Dorothy. Parmi les scènes clés de ce chef-d’œuvre du cinéma, la séquence du retour de l’héroïne dans son monde… en claquant trois fois ses chaussures rouges l’une contre l’autre. Plus qu’un simple accessoire de film, ces chaussures sont devenues iconiques car elles incarnent le rêve, l’évasion et la nostalgie.
On reste dans le domaine du luxe avec en vidéo notre immersion dans le Corinthia Hôtel, l’ex hôtel Astoria, à Bruxelles :
Des chaussures chargées d’histoire
À l’époque, quatre paires avaient été utilisées dans le film. Elles ont chacune été fabriquées avec plus de 2 300 perles de verre rouges cousues à la main sur une base en feutre. Leur éclat était tel qu’il nécessitait un éclairage bien particulier pour qu’elles scintillent à l’écran. Pour l’anecdote, dans le livre originel de L. Frank Baum, Le Magicien d’Oz (paru en 1900), ces souliers magiques étaient argentés. Le choix de la couleur rouge a été posé pour tirer alors parti des couleurs vibrantes de la nouvelle technologie cinématographique de l’époque : le Technicolor.
L’une de ces paires a en outre été marquée par un épisode rocambolesque. En 2005, elles ont été dérobées au musée Judy Garland, à Grand Rapids, dans le Minnesota. Le voleur, Terry Jon Martin, a brisé la vitrine avec un marteau et a emporté les chaussures, dont la trace s’est perdue pendant plus de dix ans. Ce n’est qu’en 2018 que le FBI a retrouvé leur trace. Martin, reconnu coupable en 2023, a été condamné à une peine de prison ferme.
Une somme record
Et c’est précisément cette paire de chaussures qui fait à nouveau parler d’elle aujourd’hui car elle a été adjugée pour la somme astronomique de 28 millions de dollars (32,5 millions après frais) lors d’une vente aux enchères d’Heritage Auctions, à Dallas, devenant ainsi le souvenir de cinéma le plus cher jamais acquis.
À titre de comparaison, la robe bleue à carreaux que portait Judy Garland dans le film avait été adjugée à seulement 1, 5 millions de dollars en 2015. Parmi d’autres objets mythiques du cinéma, vendus aux enchères, on pointera notamment la robe blanche que portait Marilyn dans « Sept ans de réflexion », qui s’était envolée à 4,6 millions de dollars (en 2011). Ou l’Aston Martin conduite par 007 dans « Goldfinger », partie à 6,4 millions de dollars en 2019.
Cette somme énorme – bien au-delà de l’estimation initiale de… 3 millions de dollars ! – illustre l’aura que revêt encore le film de Victor Fleming et King Vidor aujourd’hui.
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