
« Au lancement de Rish en 2021, les boissons sans alcool étaient souvent perçues de manière très simplifiée », confie Nouné Muradyan, fondateur de Rish, une marque bruxelloise qui a révolutionné le marché des boissons sans alcool depuis 2021. « On les associait immédiatement à des jus ou des limonades, quelque chose de basique et sans grand intérêt. Il a fallu déconstruire cette perception et montrer qu’une boisson sans alcool pouvait être bien plus qu’un simple substitut. Nous avons prouvé qu’il était possible de créer des expériences gustatives aussi riches et complexes que celles d’un champagne ou d’un vin pétillant naturel. »
En vidéo, on vous a demandé votre avis sur le Dry January :
Chez Night Orient, une marque belge pionnière dans les boissons sans alcool depuis 2009, la qualité gustative prime avant tout, comme nous le confirme son CEO Arnaud Jacquemin : « Nous sélectionnons des boissons alcoolisées de grande qualité, que nous soumettons à un processus de désalcoolisation respectueux du produit pour préserver ses saveurs. »

L’offre a su répondre à cette demande croissante avec des produits innovants et raffinés. On trouve désormais des spiritueux sans alcool, comme des gins qui reproduisent fidèlement les arômes et l’expérience de dégustation de leurs homologues alcoolisés. « Chez Rish, chaque bouteille raconte une histoire », poursuit-il. « Nos ingrédients, comme les feuilles de figuier sauvage ou les boutons de rose de Damas, ajoutent une touche unique et sophistiquée. Nous travaillons nos boissons comme des vignerons travaillent leurs vins, avec un souci artisanal et des saveurs complexes. »
Une tendance sociétale durable

Le boom des boissons sans alcool n’est pas un simple effet de mode, mais bien le reflet d’une transformation sociétale. La quête de mieux-être, le souci de préserver sa santé tout en restant connecté aux plaisirs de la table, résonnent particulièrement auprès des générations milléniales et Z. Ces dernières ne voient plus la sobriété comme une contrainte, mais comme un véritable art de vivre.
« Je compare souvent la consommation d’alcool à celle des cigarettes », analyse Nouné Muradyan. « Il y a seulement quelques décennies, fumer était permis partout et associé à une certaine coolitude. Aujourd’hui, on connaît les désastres causés par la cigarette, et bien que beaucoup de gens fument encore, ce n’est plus du tout incité ou désiré. Pareil pour l’alcool : les gens aspirent à une consommation plus consciente. Ce n’est pas une tendance éphémère, mais une réponse à des préoccupations de santé, de plaisir et de longévité. »
Avec des initiatives comme le Dry January ou la Tournée Minérale pour ancrer cette tendance, le futur s’annonce plus sobre, mais tout aussi raffiné. « À l’avenir, il sera naturel de voir une table dressée avec autant d’options sans alcool que de boissons alcoolisées », prédit-il. Pour Arnaud Jacquemin, c’est évident qu’il ne s’agit pas d’une mode passagère mais d’un profond changement des comportements des consommateurs : « La diversité des boissons premium sans alcool est grandissante, et de plus en plus d’établissements horeca en proposent à leur clientèle ». « Nous entrons dans une ère où la diversité des choix prime sur l’uniformité. Car, après tout, qu’il y ait ou non de l’alcool dans le verre, l’essentiel reste de savourer l’instant. » conclut Nouné Muradyan.

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