
Qu’est-ce que le collagène et pourquoi en parle-t-on autant ?
« Le collagène est une protéine essentielle présente dans notre corps : elle joue un rôle clé dans l’élasticité de la peau, la solidité des ongles, la santé des articulations et des os. Mais à partir de 25 ans, notre production naturelle commence à décliner », explique Mathilde Lacombe, cofondatrice de la marque AIME, pionnière en nutricosmétique. D’où l’intérêt croissant pour les compléments alimentaires – en particulier sous forme de collagène marin hydrolysé, considéré comme le plus assimilable.
Hydrolysé ? « C’est une technique qui fragmente les grosses molécules de collagène pour les rendre plus digestibles par l’organisme », précise-t-elle. « À 2000 daltons, l’absorption est optimale. Au-delà, c’est moins bien absorbé ». Autrement dit, mieux vaut vérifier les dosages et la qualité des formulations avant de se laisser séduire par les promesses marketing.
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Tendance ou vraie efficacité ?
Face aux sceptiques, Mathilde Lacombe oppose les faits : « Il existe de nombreuses études cliniques qui démontrent les bienfaits du collagène, notamment sur l’élasticité de la peau et la santé articulaire. En Asie, ces compléments sont utilisés depuis des décennies, parfois prescrits pour l’ostéoporose ou les douleurs articulaires ». Mais elle reconnaît aussi le brouhaha ambiant : « Le problème, c’est que dès qu’un ingrédient devient ‘tendance’, il polarise. Chez AIME, on préfère s’appuyer sur la science, les études cliniques et les retours de nos clientes, plutôt que de rentrer dans le débat. »
Poudre, gélules, boissons : comment s’y retrouver ?
« L’erreur la plus fréquente ? Penser qu’une seule gélule suffit », tranche Mathilde. « La dose efficace, c’est 10g de collagène hydrolysé par jour. Or, pour l’atteindre via des gélules, il faudrait en avaler 37 à 42… Consommer son collagène sous forme de poudre à intégrer dans une boisson ou un smoothie se révèle donc plus judicieux ». Et de rappeler l’importance de lire les étiquettes : « Attention aux produits sucrés ou contenant des dérivés inflammatoires. On a fait le choix de formules sans sucre ajouté et enrichies en vitamine C, qui stimule la production naturelle de collagène. »
Quels autres gestes pour soutenir son capital collagène ?
Le collagène ne fait pas tout. « C’est une démarche globale », insiste la cofondatrice. « Tout commence dans l’assiette : œufs, poissons, viandes maigres, bouillon d’os… Mais aussi dans la routine beauté ». Parmi ses recommandations : la vitamine C, un SPF quotidien (même quand il ne fait pas beau), et pourquoi pas un masque LED ou du micro-needling. « Ce sont des techniques qui ont fait leurs preuves scientifiquement pour stimuler la production de collagène. En revanche, le collagène appliqué en crème, à ce jour, n’a pas de démonstration d’efficacité. »
Naturel vs esthétique : faut-il choisir ?
Pour Mathilde Lacombe, il ne s’agit pas de dresser les soins naturels contre les actes esthétiques. « Beaucoup de nos clientes combinent les deux. Boire du collagène ne donnera pas les effets immédiats du botox, mais cela permet d’installer une routine qui retarde ou complète ces gestes plus lourds. L’idée, c’est de vieillir le mieux possible ». Elle poursuit : « Ce sont les gestes simples qui, répétés au quotidien, font une vraie différence. Les premiers effets des gélules se remarquent entre 6 et 8 semaines, à condition d’être régulier ». Et de conclure : « Il n’est jamais trop tard pour prendre soin de sa peau, comme pour se mettre au sport. Mais plus on commence tôt, mieux c’est. »
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