
Un carnet, des feutres, de la colle et des ciseaux. Ceci n’est pas une liste de fournitures scolaires, mais bien le matériel nécessaire pour se lancer dans le Junk Journaling. Cette version améliorée du journal intime peut être traduite par «journal réalisé avec des matériaux de récupération» ou «journal poubelle». Le concept est très simple : collecter des éléments marquants de notre quotidien et les rassembler dans un journal. En vogue sur les réseaux sociaux, le phénomène viral séduit notamment les jeunes femmes. Cette activité rassemble des pratiques déjà existantes comme le scrapbooking ou le bullet journal et a pour unique objectif de garder des souvenirs, sans limite et avec créativité.
Sur TikTok, les hashtags #JunkJournaling, #journalinspiration, #scrapbooking et autres dérivés cumulent des millions de vues. Ils débordent de vidéos d’inspiration et de tutos. Que ce soit après un voyage ou après une simple journée, toutes les occasions sont bonnes pour remplir les pages de son carnet.
Mais alors, comment se lancer ?
Deux tendances émergent de ce loisir. D’un côté, un cahier uniquement rempli de papiers et de matériaux recyclés. Il suffit, par exemple, de récupérer une page de magazine, un ticket de cinéma ou encore un emballage de bonbons et de les coller dans son carnet en guise de souvenir.
De l’autre côté, une méthode un peu moins éco-responsable qui consiste à acheter du matériel d’art créatif dans les magasins dédiés. Dans des enseignes telles que Søstrene Grene, Flying Tiger, Action, etc. on retrouve toute une panoplie de matériaux utiles au Junk Journaling. Des rubans aux autocollants, il y en a pour tous les goûts. D’une manière ou d’une autre, le Junk Journaling permet une infinité de possibilités.

Si vous ne savez toujours pas comment commencer ce cahier, voici quelques idées :
- Thématiser les pages : pas besoin de faire une page par jour, vous pouvez également fragmenter votre cahier par thématique. Vacances, resto, activités entre amis, cinéma, famille, etc. Chaque idée peut faire office de thématique.
- Expérimenter les textures : toutes les matières sont les bienvenues. Du papier journal au carton en passant par le papier crêpon, diversifier les textures apportera de l’originalité et du contenu. Cela rendra votre cahier très épais, mais cela fait partie intégrante de la marque de fabrique du Junk Journaling.
- Mélanger les médias : il n’y a pas que les tickets de cinéma qui sont intéressants. Vieilles enveloppes, prospectus, pages de vieux livres, cartes de visite, sets de tables, morceaux de nappe, tickets de métro,… Tout est possible !
Quels sont les bienfaits de cette pratique ?
Nourrir la créativité : Intégrer une activité manuelle à son quotidien est un bon moyen pour travailler sa créativité. Nul besoin d’être un artiste expérimenté, il suffit d’improviser et laisser libre cours à son imagination. Il n’y a pas d’erreur possible. Ici, le processus de création est plus important que le résultat.
Se couper des écrans : Alors que les écrans et les réseaux sociaux font partie intégrante de nos vies, cette tendance permet de se recentrer sur soi. Que ce soit pour dix minutes ou deux heures, cette pause créative fait du bien. Le Junk Journaling peut devenir un réel moment de coupure, pour autant qu’on arrive à se couper des inspirations sur les réseaux sociaux…
Réduire le stress et l’anxiété : Le Junk Journaling invite à l’auto-réflexion, ce qui peut tout à fait procurer un sentiment d’apaisement chez les personnes anxieuses. Cela implique aussi de se poser et de prendre du temps à intervalles réguliers pour créer. Dans l’optique de réduire son anxiété, avoir des habitudes est très bénéfique. Cela peut aussi aider à se remémorer de bons souvenirs et ainsi se les représenter matériellement pour en garder une trace.
Découvrez en vidéo notre décryptage de la gourde, devenue un objet culte en quelques années.
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